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Orientation: Jacques Mercier, l’amoureux des mots

 

J

acques Mercier, c’est l’homme intemporel du paysage médiatique belge et l’amoureux des mots! Ce grand Monsieur est à la fois journaliste radio et pour la presse écrite mais également écrivain ou encore chanteur. Cet homme est un vrai artiste, mais c’est avant tout un homme sincère d’une grande gentillesse avec son public. Jacques Mercier a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo dans cet entretien exclusif. C’est avec un immense honneur que je partage avec vous un nouveau portrait inspirant: 

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«MADEMOISELLE ERGO»Pouvez-vous nous décrire vos différentes fonctions en tant qu’écrivain, homme de média (TV/radio), chanteur ? Avez-vous préféré une fonction par rapport à une autre ?

Jacques Mercier – On peut déjà définir les activités de création (Écriture des livres, scène, disque) et celles qui sont liées à un métier (Radio, télévision, journalisme). Les premières m’ont toujours paru essentielles et équilibrent les soucis et le travail des secondes. Après une journée difficile en studio, écrire un poème, par exemple, me permet de me sentir mieux, de reprendre pied, de me retrouver moi-même.

J’ai commencé par écrire (je tenais un cahier intime) des poèmes, puis des nouvelles, puis un premier roman (à 17 ans, il fut accepté dans une maison d’édition parisienne, mais finalement ne fut édité que des années plus tard!)

A peu près à la même époque, j’ai commencé une activité de journaliste dans la presse écrite. Dans le journal des scouts, dont je faisais partie, et dans la presse locale de Mouscron, où je vivais, à la frontière française. C’est ainsi que ma première interview fut celle de Jacques Brel (j’avais 14 ans). Elle a déclenché ma passion pour ce métier, que j’exercerai toute ma vie, y compris maintenant. Alors que dans la création littéraire, on écrit pour soi et c’est seulement dans un deuxième temps qu’on le propose (souvent en l’adaptant) à un public ; l’activité journalistique garde le plaisir d’écrire, mais on le fait comme intermédiaire entre quelque chose ou quelqu’un ou le public. J’adore l’utilité de ce métier.

C’est au cours de mes études de journalisme que j’ai pris l’option « radio » et que j’ai eu le coup de foudre lors d’une visite dans un studio de Lille pour le média radio.

La télévision accompagna de manière accessoire mes émissions de radio jusqu’au moment où vraiment, je me suis senti à l’aise dans cette fonction (Avec « Forts en Tête » et « Le jeu des Dictionnaires »).

Photo: Philippe Geluck (à gauche) et Jacques Mercier (à droite)

Enfin, à la fin de ma carrière officielle à la radio et télévision nationales, j’ai découvert par hasard la scène (avec Nara Noïan), le disque, et ce contact humain et réel avec le public m’a enthousiasmé.

J’aime toutes ces activités ; elles eurent plus ou moins d’importance selon les époques de ma vie.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Je fis mes études à ce qu’on appelait « L’institut des Techniques de Diffusion », une section de St-Luc à Tournai. C’étaient les débuts d’un institut supérieur qui deviendrait plus tard l’IHECS, installé à Mons puis aujourd’hui à Bruxelles.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

Alors que j’avais pris l’initiative de faire un stage à Radio-Luxembourg (avant que cela ne devienne RTL), dans leur studio bruxellois, je fus assistant d’un producteur de jazz de la RTB, qui cumulait en présentant une émission de variétés, où il ne connaissait pas grand-chose. Je l’ai aidé durant les deux mois d’été et il me proposa de ne pas finir ma dernière année d’étude pour entrer directement à la radio. Je fus donc assistant de la section jazz, alors que je n’avais pas encore 20 ans ! J’y ai fait mes 45 ans de carrière !

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans l’écriture et sur les réseaux sociaux ?

L’écriture est une manière unique de traduire ses pensées et de les partager. Quand j’écris un poème, par exemple, je peux me retrouver hors du temps et de l’espace, dans un autre monde. Lorsque j’écris, le temps n’existe plus : il m’est arrivé après l’écriture et la correction d’une seule page de roman de voir avec étonnement que j’y avais passé 4 heures ! Tout notre être, tous nos sentiments profonds, toute notre attention, notre concentration sont utilisés pour créer.

Les réseaux sociaux sont une chance inouïe de prendre la parole, l’écrit, pour dire, lire, partager. On se sent faire partie du monde des humains. Malgré les dérives (et peut-être l’addiction souvent), je trouve que c’est incroyable à vivre. Lorsque je faisais des émissions régulières en radio, par exemple, on n’avait que les lettres des auditeurs et parfois les téléphones en direct. Aujourd’hui, nous sommes tous égaux dans ce domaine et tout le monde est accessible.

Quant à mon idée de mettre une citation optimiste et illustrée à l’aube, quand je me lève, elle me donne l’impression de continuer le dialogue avec celles et ceux qui me suivaient avant (ou encore dans Monsieur Dictionnaire avec Philippe Geluck) et surtout d’être utile.

Suivre Jacques Mercier sur Instagram, cliquez-ici

Quel regard avez-vous sur la société d’aujourd’hui avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux ?

Pour la société d’aujourd’hui, tout s’est accéléré et je sens bien qu’un mouvement se fait ou va se faire jour pour absolument retrouver des plages de pause, de décontraction, de ressourcement. Mais je suis optimiste et cette prolifération d’émissions, de chaînes de télé, de manières faciles d’écouter de la musique, des films, c’est une richesse incroyable. Je suis heureux que mes enfants et mes petits-enfants puissent profiter des iPad, de YouTube, etc.

Mais bien sûr, la vérité de la nature humaine c’est en soi qu’il faut la découvrir. C’est, peut-être plus que jamais, au fond de soi-même qu’on trouve le bonheur de vivre, pas dans la course aux images !

Comment se passe une journée ou semaine type avec Jacques Mercier ?

Aujourd’hui, c’est difficile à définir, car c’est toujours varié et dépend évidemment des activités en cours. Mais chaque jour comprend ceci : de l’écriture, de la lecture (pour les critiques littéraires que je donne chaque semaine sur Radio Judaïca avec Nicky Depasse), du temps personnel et familial (ma femme, mes enfants, mes 13 petits-enfants), de la marche à pied dans les bois, des rencontres pour les projets, du zapping sur les chaînes du câble, etc. J’essaie de répondre au plus vite aux sollicitations. Mais je n’accepte plus que ce que j’aime ou que je ressens comme essentiel à faire, parfois sur des coups de cœur ou des émotions. Évidemment, me levant à 5 heures du matin depuis des années, j’ai toujours l’impression d’avoir beaucoup de temps pour répondre à toutes les attentes de ma journée : je suis organisé, donc le fais des listes que je suis (je ne remets quasi jamais au lendemain) et je termine la journée par une lecture philosophique en général.

Qu’est-ce qui vous anime le plus dans toutes vos passions ?

Avant tout, je dois vous dire que c’est l’amour qui a guidé toute ma vie. Le grand amour, le désir amoureux, l’amour des autres, etc. C’est « la grande affaire de la vie », comme dit Maupassant.

Sans aucun doute la poésie est la passion qui me plaît le plus, au point d’être indispensable. La lire (et la relire sans cesse) et en écrire. Comme j’ai toujours fréquenté et aimé le monde des mots, c’est tout un univers magique qui s’offre à moi. Un bon poème donne envie d’en écrire un autre soi-même. (Essayez de découvrir Odilon-Jean Perier, un jeune poète bruxellois mort à 27 ans et dont la limpidité des vers est très accessible aujourd’hui)

Ce qui m’anime en général dans toutes mes passions c’est finalement la « transmission » aux autres. Je ne garde rien pour moi, c’est pourquoi j’ai écrit plus de 50 livres. J’ai besoin de partager. Quand je lis des choses intéressantes, quand je ressens des sentiments ou des réflexions dignes d’intérêt, j’ai envie de dire aux autres : lisez ou écoutez ça ! (Au fond, ce fut toute ma carrière : quand je programmais les chansons que je découvrais, quand je définissais les mots qui me semblaient beaux) Je suis donc homme de média (intermédiaire) !

Quels sont vos rêves ou projets futurs ?

En ce moment, plusieurs projets sont en cours. Un livre de poèmes illustrés par les dessins de mes petits-enfants (lorsqu’ils étaient tout jeunes), un guide sur les « paysages citoyens » de Bruxelles, réalisé avec mon fils aîné architecte, un spectacle autour d’un duo de jazz (orgue et sax), et surtout mes mémoires, dont j’ai déjà 510 pages (mais je n’en suis qu’à l’année 1990…). Ces mémoires sont difficiles à écrire, non pas par les souvenirs qui restent vivants pour moi, mais par l’implication que l’écriture entraîne, je revis ces moments et toutes les émotions de l’époque décrite me reviennent : c’est passionnant mais terrifiant et lourd à vivre aussi.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ? (En TV/radio ou entrepreneuriat etc..)

Je dis toujours que tout est possible, à partir du moment où on souhaite quelque chose. On peut passer tous les obstacles, à partir du moment où on a une passion, une vocation, une idée de ce qu’on veut vivre. Je pense aussi que pour réussir il faut travailler, avoir une discipline, s’organiser, faire des choix. (Pour ma part, j’ai par exemple arrêté tout alcool il y a 40 ans, sinon je n’aurais jamais pu faire tout ce que j’ai fait – Je n’ai jamais fumé de ma vie, car la santé aussi est indispensable pour travailler correctement).

Il faut aussi suivre son instinct, son intuition. Je n’ai jamais travaillé qu’avec des personnes pour lesquelles j’avais de l’affection, de la sympathie, de l’admiration. C’est important !

3 choses de plus sur Jacques Mercier:

– Quel est la première chose que vous faites le matin ?

En lançant ma première tasse de café (la seule de la journée), je vérifie les titres de l’actualité de la nuit avant de poster sur FB, Twitter, Google+, Linkedin et Instagram ma phrase du jour. (S’il y a une catastrophe, il serait malvenu de proposer : bonjour, la vie est souriante ce matin…)

– Quel est votre MANTRA (citation favorite) ?

Depuis mon adolescence, j’ai toujours en tête ceci « Il faut viser haut pour arriver à mi-chemin », car c’est rassurant, on ne parvient pas à tout faire et sûrement pas aussi bien qu’on l’imaginait, mais il ne faut jamais se décourager et voir le bon côté des choses ; L’optimisme aide à vivre, sans occulter la face sombre de la vie.

– Une chose qu’on ne sait pas sur Jacques Mercier ? 😉

Je suis assez transparent, mais discret sur ma vie personnelle. Alors j’ignore ce que vous savez ou pas ? Je vous donne quelques informations en vrac ? J’ai joué le rôle de Dieu dans un opéra. Mon premier déguisement pour une fête enfantine ce fut celui d’un chat. Un de mes légers regrets est de n’avoir pas poursuivi mes études de piano pour jouer du jazz. Récemment, j’avais les larmes aux yeux en écoutant Louane dans « Si t’étais là ». Est-ce suffisant comme confidences ?

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