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Orientation: Être ou ne pas être journaliste?

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uite et fin de la mini-série sur l’orientation et la découverte des études, précédement, je vous parlais de Xénia, à relire ici. Aujourd’hui, c’est en exlcusitité que Laura Delbrassine se confie sur ses études à l’Institut Européen de Journalisme (IEJ) à Paris et sur son futur métier de journaliste ainsi que sur sa passion et sur son engagement pour l’humanitaire. Quand les rôles s’inversent le temps d’une interview, c’est par ici…

Photos: Laura Delbrassine – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Comment as-tu su que tu voulais devenir journaliste? 

Laura Delbrassine – Tout a commencé quand j’ai débuté mes premiers voyages en Afrique et ailleurs dans le monde (USA, Chine, Europe,..). Je voulais trouver un moyen de raconter le monde que je voyais de différentes manières. Je me suis alors engagée dans des études de journalisme, ce qui répondait le plus à mes attentes. De plus, je voulais un métier riche, qui bouge constamment, et qui demande une très bonne culture générale. Pour moi, le journalisme, c’est raconter le monde et l’humain en continu.

Peux-tu nous parler de tes études supérieures? 

Alors j’ai commencé mes études à l’IHECS à Bruxelles mais l’enseignement ne me convenait pas car c’était de la communication, pas du journalisme pur. Ensuite, je suis partie faire ma deuxième année à l’ECS Bruxelles, toujours en communication. Comme je ne me plaisais absolument pas dans ce type d’étude, j’ai décidé de tenter le concours d’entrée pour l’IEJ Paris, l’école de journalisme par excellence, appartenant au groupe ECS Europe.

L’année prochaine je rentre en Master à l’IEJ pour un an. Ensuite, j’aimerais entamer un Master 2 en réalisation scénarios/cinéma ou en conflits internationaux. Je ne sais pas encore ce que je choisirai mais j’ai encore un peu le temps, tout dépend de mon année de Master 1.

Pourquoi avoir choisi d’appliquer à l’Institut Européen de Journalisme (IEJ) de Paris? 

Je venais d’une école privée, et j’avais un accès facile à l’IEJ vu que je faisais déjà partie du groupe ECS mais à Bruxelles. L’IEJ Paris regroupait tout ce que j’attendais de ma formation de journaliste, c’est à dire de la radio, de la télévision, de la presse écrite, du web, du reportage non-stop. En plus, Paris est une ville magnifique et remplie d’opportunités dans le monde des médias.

Comment se passent tes études aux travers d’une semaine type au sein de l’IEJ?

Je n’ai cours que l’après-midi, mais mes matinées sont bien chargées par des tournages ou des reportages à finaliser. Le lundi est consacré entièrement à la radio. On a développé un véritable JT qui reprend les JT d’informations mais aussi des chroniques, une revue de presse, des enquêtes,…

Le reste de la semaine, on jongle entre le web, la presse écrite et la télévision ou l’on apprend à mettre en place un JT de 40 minutes et à faire des duplex par exemple.

On a aussi des cours de géopolitiques, d’écriture, de théâtre,… C’est un enseignement très riche.

Pourquoi avoir créer un site lauradelbrassine.org?

Il y a trois ans, à mon retour de Tanzanie, j’avais créé mon premier blog: olakira.wordpress.com mais celui-ci commençait à se fatiguer.

Je dois maintenant me concentrer sur mes futurs années dans le monde du journalisme et ma carrière est très importante. Je fais de la photographie, j’écris beaucoup, ce site est l’occasion d’exposer mon travail de manière ponctuelle.

Peux-tu nous parler de tes expériences dans l’humanitaire et de tes voyages en Afrique?

Je suis partie en Tanzanie en 2013 toute seule. Ce fût mon premier « vrai » voyage en solitaire et je suis tombée folle amoureuse du continent africain. Mais les conditions de vie parfois précaires m’ont poussées à m’engager l’année suivante en tant que volontaire dans l’association African Impact. J’ai travaillé pour eux en Zambie et au Zimbabwe.

J’ai donc eu la chance de m’occuper de la réhabilitation des lions au centre Masuwe de la ville de Victoria Falls au Zimbabwe. C’était une expérience impressionnante que je n’oublierai jamais.

En Zambie, j’ai été professeur dans une école pour des enfants âgées de 8 à 13 ans. J’avais sous mon aile 52 enfants qui parlaient près de 6 dialectes différents. C’était sportif, mais ils m’ont apportés énormément de bonheur !

J’ai d’ailleurs prévu de retourner faire du volontariat cet été en Afrique. J’aimerais tenter Cape Town en Afrique du Sud mais je vais devoir conjuguer avec mes études de journalisme et mes stages.

Quels sont les conseils que tu donnerais à des jeunes qui veulent faire du journalisme ou encore de l’humanitaire?

Pour le journalisme, il n’y a pas plusieurs moyens de réussir. Il faut être passionné. C’est un métier fatigant, qui n’est pas facile et qui n’offre pas toujours des débouchés salariales extraordinaire. Le titre de journaliste est souvent critiqué, il faut être prêt à accepter certains défauts du métier.

Le journalisme, il faut l’avoir dans le sang et être prêt à sacrifier beaucoup de son temps pour obtenir des photographies ou des reportages extraordinaire. Il faut aimer le monde, surtout. Ce n’est pas un métier de bureau, c’est un métier de terrain. Un bon journaliste doit être prêt à se bouger. Ceux qui sont hermétiques aux émotions de l’Histoire humaine feront de très mauvais journalistes. Il ne faut pas abandonner car mon dieu, c’est un métier qui nous offre des surprises magnifiques !

L’humanitaire est un choix. C’est choisir d’aider, plutôt que de passer son mois d’Août sur un transat. Et ce n’est pas une critique pour ceux et celles qui prennent le soleil ! Mais pour faire de l’humanitaire, il faut être prêt à recevoir plus d’émotions et de valeurs que ne peut le supporter le corps. L’humanitaire enrichit et donne de l’humilité, l’humanitaire c’est des rencontres et des gestes, c’est de l’amour aussi. Chaque jeune devrait connaitre ce genre d’expérience au moins une fois car moi, ça à réellement transformé ma vie.

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