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Orientation: Après Truffaut et Allen, c’est Victor Willems

L

e réalisateur français Victor Willems nous ouvre les portes du monde du cinéma. C’est avec lui que débute la mini-série d’interviews consacrées aux métiers du cinéma pour le focus spécial “Festival de Cannes”.

Jeune réalisateur de film et compositeur prodige, Victor Willems nous livre sa vision bien à lui du métier de réalisateur et partage en exclusivité pour Mademoiselle Ergo ses inspirations ainsi que son expérience au Short Film Corner lors du 68e festival de Cannes.

«MADEMOISELLE ERGO» – Peux-tu nous décrire ton métier et en quoi il consiste?

Victor Willems – Je crois que le métier de réalisateur consiste à raconter des histoires à travers un prisme personnel et nouveau. Que ce soit du cinéma de divertissement ou du cinéma engagé, c’est ce que je considère comme le plus pertinent pour définir ce métier. J’aime beaucoup cette citation de Cocteau qui dit: “je suis un mensonge qui dit la vérité”. Cela résume assez bien l’idée que je me fais d’un film et du travail du réalisateur. Tout mettre en œuvre pour rendre crédible et fort ce que l’on souhaite raconter.

Quels cursus faut-il suivre pour devenir réalisateur de film?

Il n’y aucun cursus précis à suivre. Chacun se fait ses propres expériences. On peut passer par une école de cinéma, travailler sur des films, écrire beaucoup, et surtout se confronter au métier. Tourner un maximum, je crois que c’est la clé. Rencontrer des gens qui font la même chose. Et bien-sûr, aller voir des films. Beaucoup de films. Les analyser en profondeur, lire, en parler, échanger.

A quoi ressemble une journée ou semaine type avec toi?

Les semaines ne sont jamais les mêmes! Le processus d’écriture est un travail très long, et je ne prends selon moi pas assez de temps pour le faire. C’est une vraie gymnastique qu’il faut pratiquer tous les jours. Je pense que ça devrait faire partie d’une semaine type. Le temps passe trop vite et on s’en rend compte souvent trop tard qu’on n’a pas fait les choses que l’on voulait. Donc il faut écrire tous les jours! Les semaines types n’existent pas tellement, lorsque l’on prépare un film ou même une vidéo institutionnelle (à but commercial ou promotionnel), c’est beaucoup de rendez-vous avec l’équipe technique et artistique, des repérages de décors, des prévisions de temps de tournage… Le tournage est un moment particulier. Un jour, un réalisateur avec qui j’ai travaillé m’a dit : le tournage c’est une course perdu d’avance contre le temps qui passe. Il a raison, les journées défilent, nous dépassent souvent. En même temps c’est jubilatoire d’avoir son esprit occupé à une seule chose. Surtout si c’est pour faire un film. Il y a aussi les périodes moins agitées, il faut rester concentré et continuer à travailler.

Qui sont tes inspirations dans le monde du cinéma?

Qu’est-ce que cela représente pour toi le “Cinéma”?

J’oublie tout. Je crois qu’en plus à notre époque c’est tellement rare d’être un peu déconnecté du monde que le fait de se retrouver dans une salle obscure (le cinéma c’est avant tout d’aller au cinéma) sans son téléphone portable et sans autres distractions que le film, c’est un luxe énorme. Ce que j’aime par-dessus tout avec le cinéma, c’est qu’il te procure le plaisir quasi pervers d’observer sans être vu. C’est un voyeurisme assumé que je trouve passionnant.

L’an dernier lors 68e Festival de Cannes, tu as pu présenter l’une de tes compostions. Peux-tu nous dire de quel film s’agissait-il ? Dans quelles catégories était-il nominé?    

En 2014, j’ai levé des fonds sur internet pour financer mon premier court-métrage. J’ai réussi à réunir quasiment 5.000 euros qui m’ont permis de faire le film « JALOUSIE » (disponible sur mon site internet www.victorwillems.com). J’ai eu la chance de pouvoir présenter le film au Short Film Corner du festival de Cannes 2015. Ce n’est pas une compétition mais plutôt un rendez-vous des courts-métrages du monde entier. Sur sélection, le festival met à disposition de chaque réalisateur une accréditation pour le marché du film ainsi que pour beaucoup de projections. Nous avons aussi une salle à notre disposition pour montrer le film.

Comment as-tu vécu cette expérience?

C’est une expérience géniale car elle permet de rencontrer beaucoup de personnes qui font le même métier, des producteurs, des réalisateurs, des acteurs…

Aussi, c’était la première fois que je me rendais au festival, et y aller avec un film à montrer est une motivation vraiment cool! Il y a une ambiance très particulière, tout se mélange, les professionnels du cinéma, les touristes, les cinéphiles, les critiques… et tout cela s’entrechoque dans un joyeux bordel. C’est absolument réjouissant d’en faire partie.

Quels sont tes projets actuels concernant la réalisation, etc?

En ce moment, j’habite à Florence pour participer à un workshop de réalisation de la New York Film Academy. Après cela, je compte terminer l’écriture d’un nouveau court-métrage que j’espère pouvoir financer à l’automne prochain. Je continue aussi à composer de la musique pour différents projets.

Travailles-tu uniquement que dans le cinéma ou tu peux réaliser des productions dans d’autres domaines?

Je travaille aussi pour des marques ou des entreprises qui ont besoin de contenu pour leur site internet. C’est un bon moyen de pratiquer la réalisation!

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes qui souhaitent se lancer dans le milieu du cinéma, de la réalisation, de la production?

Je ne pense pas avoir de conseils à donner. Il faut tout de même de la passion, de la détermination et de la curiosité pour y arriver. J’encourage chaque personne qui a envie de s’exprimer à prendre une caméra et à filmer le monde comme il l’entend.

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