Posted on: août 8, 2022 Posted by: Mademoiselle Ergo Comments: 0

Avant-propos : Ceci n’est qu’un partage très humble de mon cheminement. Il faut savoir que chaque individu étant unique, ne va jamais vivre et ressentir un “même contexte” de la même façon. Qu’il n’y a pas l’utilité de faire des comparaisons ou classifications en disant que telle ou telle maladie à plus son importance qu’une autre. Il existe évidemment des stades différents et donc un traitement différent à adapter mais en aucun cas, ne jamais minimiser la souffrance ressentie par quelqu’un suite à une problématique de santé. (NDLR: Merci de votre compréhension bienveillante, si ce n’est pas le cas, veuillez passer votre chemin et vous économiser un temps de lecture.) 

Le contexte

Jeudi 28 avril 2022, le résultat tombe : je suis positive au virus SARS-COV2. Jusqu’ici rien d’anormal quand nous y sommes tous passés à minima une fois. Je suis restée avec le virus pendant 2 longues semaines, au départ les symptômes habituels mais j’ai gardé une grande fatigue, un épuisement physique et des changements neurologiques: trouble de la concentration, perte de mémoire, absences, manque d’orientation (bonjour la conduite en voiture) et surtout :

“feeling low” (traduction: état dépressif).

Il a fallu mettre toute ma vie en PAUSE : prof’, perso’, sociale pour que je puisse me retrouver et guérir. Oui ce sont des maladies qui demandent du temps pour aller mieux et évidemment comme un “état dépressif” ne se voit pas comme si vous aviez une membre cassé dans un plâtre et que l’entourage peut forcément ne s’apercevoir de rien, surtout si vous êtes quelqu’un qui arrive à donner le change. Certains penseront que vous n’avez rien, faites juste un effort, ça ira mieux demain…

J’étais moi-même très intolérante et souvent dans l’incompréhension face aux maladies mentales, entre méconnaissance du sujet, tabou familial et sociétal, ce n’était pas dans mon vocabulaire ou façon de penser. Au contraire, j’avais toujours été élevée dans cette idée: qu’il faut être forte, qu’à gros coup de résilience, nous arrivions à tout surmonter, à tout encaisser, à tout supporter. 

Et un jour, la réalité vous rattrappe, surêment qu’à trop penser comme ça, votre mental vous dit : VA TE FAIRE FOUTRE!

Jim Carrey l’explique très bien ici :

C’est comme ça que les choses ont commencé pour moi, toutes les tâches de mon quotidien étaient devenues insupportables et je n’avais plus aucune énergie pour les réaliser. Mon intérieur était en désordre ou alors le simple reflet de mon état mental. Je n’avais envie de rien, je pleurais pour tout et rien, des idées négatives et parfois limites suicidaires qui tournent en boucle, cette sensation d’être bloquée dans un cercle vicieux de problèmes et de n’y entrevoir aucune issue. Il est vrai que c’était le résultat de l’accumulation de différents domaines de ma vie. Ma quinzaine d’isolement forcé m’avaient inévitablement poussé à faire un bilan et notamment parce que j’approchais les 3 ans d’expatriation solo dans le 06.

3 ans, c’est toujours un indicateur: dans une relation (L’amour du 3 ans, disait F.Beigbeder), dans la création d’entreprise, et ici, qu’avais-je réussi (selon moi) à accomplir après 3 ans d’expatriation ?

Les réponses n’étaient pas toutes celles que j’espérais et m’en rendre compte, à été très douloureux. Alors j’ai dû prendre ce temps nécessaire pour laisser de l’espace, intégrer, accepter et digérer les choses. Arriver à changer mon angle de vue, à trouver mon pourquoi, à redonner du sens, à reprendre goût, le chemin est long et les semaines de ce printemps étaient très longues et éprouvantes émotionnellement et physiquement.

J’ai poussé les portes d’un cabinet psychiatre avec qui nous avons réalisé un suivi régulier et j’ai cumulé avec mon psychanalyste de Paris qui me suivait déjà depuis l’automne 2021. J’ai toujours été accompagnée et cela fait partie de mon processus de connaissance de soi mais je dois quand même avouer que pousser les portes d’un psychiatre la première fois, m’a fait quelque chose, bien que j’intégrais facilement l’idée d’être suivie mais là, pour moi, c’était passé à un autre niveau.

Mon entourage amical m’a aidé, m’a entouré pour que petit à petit, je reprenne un rythme, et que je puisse mettre mes idées sur d’autres choses que moi et mes problèmes.  Ma famille vivant à 1200 km n’en a pas été informée de suite. Entre peurs des jugements, honte d’être dans cet état à même pas 30 ans (bonjour les croyances ridicules) et une part de moi voulait surtout leur épargner de l’inquiétude et du stress. Il a fallu que je me sente prête pour l’annoncer. Évidemment, personne ne s’y attendait mais ils ont compris avec amour, même.

J’avais décidé d’être suivie par la thérapie et j’ai aussi trouvé des petites choses qui pouvaient m’aider au quotidien. Il m’a été impossible de lire des livres (moi qui adore ça) pendant 2 longs mois et même de suivre un film, une série.

Trouver ce qui nous fait du bien

Ce qui m’a aidé notamment ç’a été de suivre les comptes de vulgarisation sur les thématiques liées à la santé mentale, ceux-ci nous permettent de comprendre et de déculpabiliser. (NDLR: SlowerClub , BonjourAnxiété , PsyThélisson , Vivons Bonheur , AreFormidable  ), de consulter aussi en mai et juin deux petites fées au service des messages de l’Univers en réalisant des guidances avec l’outil du tarot de Marseille.

J’ai réalisé une première guidance en mai avec Noémie-Charlotte Busset (fondatrice de la Maison Busset à Cannes) et ensemble lors d’une séance tarologique, elle a réalisé l’outil référentiel de naissance avec mes coordonnées de naissance. Cette séance a été déjà une première étape pour mettre en lumière de grandes peurs, blessures, et me libérer d’un poids émotionnel et surtout venir panser les bobos de mon enfant intérieur qui avait été complètement secoué par la maladie et très terrifié par l’idée de tout perdre.

La seconde guidance était en juillet avec Kim Partouche (fondatrice de l’e-shop Anavrin) et ici aussi, nous avons pu mettre en lumière les domaines (pro, déménagement, sentimental) avec des belles perspectives à la clés.

Se raccrocher à la dimension holistique et spirituelle permet de se reconnecter à soi, à son enfant intérieur qui cohabite en nous et qui souvent si il n’est pas à juste place, vient débouler et taper du pied pour dire ; hey adulte, tu fous quoi là ?

Partir, c’est mettre de la distance en soi et son quotidien

Je suis aussi partie en cure au centre Ahimsa en périphérie de Paris, sur le week-end de mon anniversaire mi-juillet et cette cure dans ce centre de bien-être et médecine ayurvédique m’a fait un bien fou. J’ai retrouvé le goût de la lecture, l’envie de cuisiner lors des atelier de cuisine ayurvédique avec le groupe, de danser et méditer dans la salle de Yoga, de vivre et me ressourcer au son du bruit de l’eau de ruisseau, de me balader en forêt avec sa fondatrice Éléonore qui elle aussi, a réussi à mettre les mots justes. A se sentir soutenue et reconnue notamment lors de ma consultation ayurvédique, et la prise du pouls qui indique en médecine ayurvédique (médecine traditionnelle indienne) ce que notre corps vit comme problématique et où nous pouvons donc agir pour aller mieux.

Mon déplacement a ouvert d’autres champs de possibles, me rappelant combien ma juste place à trouver était avant tout, là où mon cœur ressent une joyeuse sérénité.

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