Posted on: mai 28, 2021 Posted by: Mademoiselle Ergo Comments: 0

Originaire de Bruxelles, c’était depuis enfant que je venais tous les étés en vacances à la Côte d’Azur. C’est une histoire de famille avec un grand-père qui en 1981 est tombé sous le charme de la région PACA. Sans lui, rien n’aurait été possible aujourd’hui. Déjà deux années d’expatriation, à vivre solo à 1200 km de mon pays natal. 

 

You’re your home

L’année 2020 m’aura appris le sens de cette phrase en anglais : ‘tu es ta maison’ avec la p(l)andémie mondiale causée par la covid-19 et ses restrictions sanitaires, dont la mise en place de confinements à répétition. Il a fallu rester davantage chez soi. Ne plus pouvoir se déplacer comme on le souhaite, perdre des libertés qui nous paraissent élémentaires et fondamentales.

J’ai compris que le choix que j’avais fait quelques mois auparavant était le bon. J’étais partie m’installer dans une ville, une région où je me sens chez moi à la maison. Où je n’ ai pas besoin de voyager des kms pour me sentir et voir des endroits magnifiques. Il faudrait être difficile pour détester:  d’avoir la mer d’un côté et la montagne de l’autre. Chaque saison apporte une saveur et une douceur différente.. Il fait bon de vivre à la Côte d’Azur.

C’est une chance mais c’est aussi des sacrifices, d’être loin de sa famille, de ses amis d’enfance, d’un coût de la vie qui reste plus élevé qu’ailleurs, parce que le soleil ne paie pas (encore) nos factures ! C’est apprendre à se créer un nouveau cercle social : amical, professionnel, personnel. Et il est vrai que cela reste très éphémère aussi. Peu de choses durent ici, car tout est en mouvement, notamment du fait que nous sommes liés aux saisons (estivales et hors saisons) donc cela amène beaucoup de changements.

Alors il faut savoir être prête, à être seule mais aussi rencontrer beaucoup de monde. C’est un peu les deux facettes de l’expatriation.

 

Un apprentissage sur soi-même 

 

Ma plus belle découverte a été de pouvoir mettre un terme sur un trait de ma personnalité que je vivais depuis des années et que je subissais dans mon quotidien : mon hypersensibilité.

Vivre seule m’a fait réfléchir (moi qui a déjà cette tendance à réfléchir beaucoup, à me poser des questions tout le temps, à être curieuse de tout) et puis créer un nouveau cercle social m’a aussi permis d’attirer à moi des personnalités aux sensibilités similaires. J’ai donc par leur biais découvert ce terme et je me suis mise à lire beaucoup d’ouvrages sur cette thématique.

J’apprends à vivre avec, à mieux maîtriser mes émotions et mon comportement. J’apprends à dire ce que je pense, à exprimer ce qui va et surtout ce qui ne va pas. Je décide aussi de m’entourer davantage des bonnes personnes et de ne plus perdre mon temps avec les autres. C’est libérateur.

Je le vis mieux maintenant, quand les gens viennent et repartent, je souffre moins car je suis quelqu’un d’entier et de passionné donc j’ai souvent le cœur en mille mille parce que je donne souvent, parfois trop. Mais la seule priorité pour moi est de vivre en adéquation avec moi-même, le reste est secondaire.

 

Quand je marche (dixit Ben Mazué)

 

Vivre dans le sud m’aura permis cela aussi: d’arrêter de courir, d’être toujours pressée, de devoir toujours tout planifier dans nos agendas. J’ai appris à marcher vraiment. A vivre davantage dans l’instant T et de voir où les surprises de la vie m’amènent. Et ça fait du bien.

 

Le salariat versus l’entrepreneuriat 

 

M’expatrier m’a surtout apporté diverses expériences professionnelles dans le salariat. J’ai du (ré)apprendre à fonctionner en équipe, à suivre les directives des managers et à devoir expliquer/rendre des comptes sur mon travail.

 

Ce n’était pas une évidence pour moi qui était habituée à travailler comme freelance depuis mon domicile et à gérer mes missions clients comme bon me semble. Et le marché éco-social de la Côte d’Azur reste particulier aussi, vous n’êtes pas sur des sphères comme Paris ou d’autres capitales. Il faut savoir s’y adapter sinon cela peut vite devenir la cote d’usure…

 

6 ans de Mademoiselle Ergo

 

Et Mademoiselle Ergo ? C’est souvent la question qu’on me pose… Il est vrai que ces deux dernières années, j’ai été moins présente ou alors par période. J’ai été très créative lors du 2e confinement en novembre dernier car n’ayant pas d’emploi fixe et un décès dans ma famille. Réaliser des interviews lives avec plusieurs invités sur les thématiques liées à l’orientation pro’ m’a permis de donner du sens et d’être dans ma créativité. Avant de donner aux autres, c’est souvent pour se guérir soi-même…

J’ai aussi réalisé plusieurs digital détox, peut-être avais-je eu un trop plein du digital notamment avec mon activité de freelance cumulé aux médias de Mlle Ergo.

J’ai décidé de suivre mes envies, de partager quand je ressentais que c’était opportun, les bonnes énergies pour le faire et non plus par une “pseudo” obligation de devoir maintenir une présence en ligne et garder une visibilité !

J’ai aussi voulu davantage me préserver de la surconsommation des divers contenus publicitaires ou non que nous retrouvons tous les jours.

La crise sanitaire aussi m’a davantage détaché de la sphère médiatique et digitale que je pouvais adoré avant. J’ai voulu vivre ma vie à l’abri du chaos.

J’ai gardé que l’essentiel : le site web et un média social de référence, INSTAGRAM.

J’ai fermé Facebook. Je publie de moins en moins ici ou ailleurs parce que j’ai d’autres envies.

Je n’ai aucune visibilité sur la suite, si tout ceci restera encore actif dans les prochains mois ou si je couperai tout définitivement.

Suivre son coeur 

Je terminerai sur cette phrase: suivre son coeur car tout ce qui est relié à lui est fait avec Amour. C’est le plus important. Vivez votre vie maintenant et sans délai. Aimez toujours, tout le temps, encore, encore, encore. Laisser derrière soi les déceptions, les trahisons et les valeurs négatives de cette société. Rappelons nous que tout est cyclique dans la vie et que tout passe, toujours. Qu’il y’a toujours quelque chose de plus grand que soi auquel se rattacher. Le seul conseil que je donnerais à tout le monde: partez vivre à l’étranger. Parce que c’est le meilleur apprentissage sur soi qui puisse exister.

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