Voici la question “piège” que posent les recruteurs pendant les entretiens. En toute transparence, c’est l’une des questions que je déteste car je trouve que la réponse ne reflètera sans doute pas la réalité.

23 juin 2015

C’est dans le petit Studio Bruxellois (de mon ex-copain) que l’aventure a démarré. Je clôturerais 10 mois de recherches intenses pour trouver mon projet socio-professionnel. J’ai expérimenté le processus de la recherche d’un emploi. J’ai réalisé plusieurs stages dans les domaines de l’immobilier et de l’architecture d’intérieur. J’ai eu des entretiens avec divers professionnels pour réussir à me réorienter, moi qui avais démarré l’unif quelques mois auparavant dans le but d’être journaliste. J’ai finalement cette année là repris le un BTS un com’/pub en alternance.

Mais j’ai surtout fondé le média de Mlle Ergo. C’était il y’a 5 ans sans trop savoir vers quoi cela me mènerait.

J’avais une idée précise, je ne voulais pas d’un simple blog. Je voulais rédiger. Je voulais mettre des gens, des concepts, des projets “en avant”, je voulais du contenu informatif et pertinent.

Très vite, je me suis lancée dans des interviews sur les métiers, je suis partie à la rencontre d’un panel extraordinaire de personnes passionnées par leur métier. J’ai rencontré et découvert des profils magnifiques. Au compteur quasi une centaine d’interviews en 4 ans.

A défaut d’un CDI, j’ai inventé mon job 

J’ai jamais décroché de CDI pendant mes 5 années sur Bruxelles mais je ne suis jamais restée sans rien faire, notamment grâce au média, j’ai inventé mon métier de community manager et rédactrice web freelance. J’ai eu plusieurs collaborations et clients. J’ai essuyé beaucoup de up and downs. Ma situation financière était aléatoire mais je faisais quelque chose qui me passionnait vraiment.

Mon plus grand luxe : agencer mon temps comme je le voulais. Cela m’a permis de profiter de mes proches et de découvrir pleins de choses sur moi-même et le monde qui nous entoure.

Et Florence dans tout ça ?

Mademoiselle Ergo est devenu au fil des années, une marque, un concept, un mood en mode “Yellow Vibes” depuis juin 2018. Cette identité visuelle m’a donné une assurance qu’il me manquait dans ma vie personnelle. Mademoiselle Ergo, c’est la journaliste dans l’âme qui ose tout, qui pousse les portes, qui demande, qui réalise! Mais comme un dédoublement de personnalité, j’ai fini par avoir du mal à gérer le côté “privé” et le côté “publique”. Mon déclic a été, l’été 2018 où j’ai senti le besoin de ralentir et de vivre pour moi en tant que Florence et pas juste comme Mademoiselle Ergo (mon petit bébé projet).

Je suis arrivée en 2019 avec ce sentiment d’amour et de désamour pour Mlle Ergo, j’avais plus l’envie d’entreprendre, plus l’énergie nécessaire à essayer de tout gérer seule. Cela faisait déjà 2 ans que je vivais seule que ma vie de freelance et personnelle ressemblait à des missions courtes que je me fixais de remplir avec toute la passion qui m’anime quitte à m’en brûler les ailes 100 fois au passage.

Je devais me rendre à une évidence, le business modèle sur papier est magnifique mais en réalité pas rentable ! Gagner en visibilité certes, mais cela ne payait pas les factures. Je n’avais pas 36.000 solutions : trouver un CDI et vite, mais plus en Belgique.

Cannes, le changement de vie

Eze Village – Juin 2020

J’ai tout quitté du jour au lendemain. De l’extérieur et écris comme cela, on se dit: elle est partie sur un coup de tête mais comme à mon habitude en réalité, ce sont des réflexions longues qui mûrissent en moi pendant plusieurs mois voir des années mais mon côté prudente et angoissée attend toujours le déclic pour y aller.

Fin de l’été, j’ai décroché mon premier CDI à Cannes. C’était évident, je ne rentrerai plus en Belgique (sauf pour les vacances cette fois). J’étais enfin à ma place. Je suis à la maison.

J’ai démarré par un CDI à temps partiel dans le secteur de la vente. C’était pile ce qu’il me fallait pour développer ma casquette de commerciale qui me faisait défaut dans mon job de freelance ! J’ai continué le freelance le reste du temps (enfin comme j’avais pas beaucoup de temps et qu’il faut recréer tout un réseau quand on démarre dans un nouvel endroit. C’était compliqué.)

L’année 2020 est arrivée

Début d’année, mon cerveau qui s’était bien reposé à commencer par me rappeler à l’ordre. Florence, tu m’utilises pas assez.. Où est passé ta créativité ?!

J’ai senti que professionnellement j’avais fait le tour de mon job, j’avais besoin d’aller vers d’autres horizons. J’ai décroché un nouveau CDI full-time dans le secteur de l’immobilier pour un poste qui demandait d’utiliser davantage les compétences que j’avais développé dans mon début de ma carrière bruxelloise.

Ce que personne ne pouvait prédire, est arrivé : le COVID-19 et son confinement. Je me suis retrouvée toute seule à 1200 km entre mes 4 murs. Quel challenge intéressant. Réussir à garder un moral d’acier et surtout ne pas s’effondrer mais rien à faire, ces 3 mois m’ont fait l’effet d’un voyage initiatique où j’ai commencé à remettre en question tout mon équilibre (encore fragile que j’avais créé les mois précédents).

Le télétravail m’a fait prendre conscience des avantages du freelance, l’isolement m’a fait réfléchir sur le sens de mes relations (professionnelles, amicales et amoureuses). J’ai lu beaucoup de livres sur les thématiques de l’hypersensibilité et la haut-potentialité. J’ai compris ce que je voulais et ce que je n’accepterais plus.

J’ai repris le chemin du bureau que début juin avec une sensation étrange qui me rappelait vaguement mes années scolaires. J’ai surtout compris au fond de moi-même que je n’étais pas forcément à ma juste place. Le destin m’a entendu, l’Univers et/ou Dieu (appelons cela comme on veut) m’a rendu service. Ma boite m’a remercié le 08 juin dernier. Je me suis retrouvée à 10h40 avec mes affaires sur l’un des plus grand boulevard de Cannes complètement désorientée. J’ai accusé le coup et me revoilà dans la recherche d’emploi.

Cette sensation m’a fait l’effet d’un retour à la case départ (forcé) quand on joue au jeu du Monopoly mais comme une amie m’a dit: c’est pour un meilleur départ !

C’est un peu en sous-marin que je vais travailler ce nouveau départ qui s’offre à moi après 5 ans de bons et loyaux services. Nous sommes le 22 juin et à l’heure où je finalise ces lignes, je reste confiante de l’avenir qui m’attend. J’ai même hâte de retrouver un nouveau challenge !

Finalement, la fameuse question « Où vous voyez-vous dans 5 ans ? » que les recruteurs me posaient, jamais je n’aurais pu répondre tout ce qu’il s’est passé depuis. Le seul conseil que je peux vous donner, c’est que la vie passe et vite, faire des projets c’est important mais être en adéquation avec son moi profond est vitale ! Suivez vos rêves, donnez vous les moyens – même avec quelques coups de pouces derrières (merci à mes grands-parents) – vivez et profitons de nos belles années. Après c’est trop tard ! N’oubliez pas: il n’est pas nécessaire de gagner sa vie, nous l’avons déjà…

Posted by:Mademoiselle Ergo

Fondé en juin 2015, le média de Mademoiselle Ergo est un “recueil” de bons plans, d’astuces et de conseils liés aux thématiques de la communication digitale, des métiers, des modes de vie (lifestyle) et de l’orientation. Mademoiselle Ergo, c’est avant tout une entrepreneure de sa vie qui, depuis 5 ans, a créé un univers avec une touche de “Yellow Vibes”. C’est surtout, une jeune femme solaire et dynamique prénommée Florence Ergo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.