dashblog logo
Sign up with your email address to be the first to know about new products, VIP offers, blog features & more.
[mc4wp_form id="4288"]

Orientation: Le regard du photographe

Le vernissage de l’exposition “FOREWORD” a lieu ce soir et pour cette occasion, Mademoiselle Ergo est partie à la rencontre de l’artiste-photographe Thomas-Xavier Christiane. Il a accepté de répondre aux questions et de nous livrer sa vision du monde en tant que photographe. Une interview exclusive à découvrir maintenant!

« MADEMOISELLE ERGO » – Pouvez-vous nous parler de votre métier de photographe?

Thomas-Xavier ChristianeJe n’aime pas beaucoup l’expression métier. Cela implique le professionnalisme et le respect des conventions. Ce qui est en total contradiction avec l’aspect artistique de ce que je fais. Ma vocation a, ces dernières années, principalement été faite de recherches. Tout d’abord la recherche artistique et esthétique. Découvrir les méandres de l’art . M’y intégrer. Ensuite, la recherche de sujet. Pour photographier, il faut un sujet. Qu’il soit dans ma chambre où à l’autre bout du monde, il faut le trouver. Pour le trouver, il faut se perdre. Il y a aussi tout ce qui touche à la théorie et la technique. Ce fut un long apprentissage que j’ai fait au travers d’expériences professionnelles diverses dans la photographie (Festival de Cannes, événements pour l’Union Européenne, Sofar Sounds,…) comme ailleurs (communication, graphisme,…).

Aujourd’hui ce que je fait, c’est principalement me préparer à mon prochain grand projet. L’Himalaya. Professionnellement, je travaille chez moi comme si j’était une entreprise pour communiquer sur ce que je fais. A côté, je me cultive et je gère des affaires personnelles qui me permettront de partir sans devoir regarder derrière.

On peut donc en conclure que ce n’est pas un métier mais une vie. Un engagement de jour comme de nuit pour la création de l’image et la recherche de l’histoire qui l’accompagne. Là ou celui qui a un métier s’arrête à l’heure et retrouve sa vie à côté. D’ailleurs, travailler, c’est un truc de bourgeois.

Photos: Thomas-Xavier Christiane – tous droits réservés

Quel est votre cursus scolaire en supérieur?

Mon cursus dans le supérieur est fait de quelques années à l’IHECS. Je n’ai pas fini mes études. Après, je suis retourné dans l’enseignement secondaire pendant un an. J’y ai étudié des aspects théoriques et pratiques de la photographie que l’on apprend pas en voyageant. De mes études, je tiens en haute estime les enseignements de Pascal Chabot qui fut mon professeur dans différents cours. Notamment celui de philosophie. Je l’ai rencontré il y a quelques mois dans son bureau. ll se souvenait de moi parmi les milliers d’étudiants qu’il a eu. Ca m’a touché.

Mais la plus grande partie de mon apprentissage, je l’ai faite moi-même. Dans les livres, les documentaires, les conversations. Mais surtout en voyageant. J’ai vécu et travaillé avec toute sorte de personnes. De l’ex taulard au milles tourments comme dans un appartement de luxe et un appartement pleins de cafards à Cannes à la mère de famille équilibrée sans le sou dans une montagne vietnamienne en passant par la philosophe arménienne dans les quartiers chics de New Delhi. Mais aussi dans des expériences professionnelles comme une galerie d’Art à New Delhi, une société pharmaceutique à Bangkok ou du jardinage dans un parc à papillons au Laos.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vous études?

Je me suis perdu.

Photos: Thomas-Xavier Christiane – tous droits réservés

Quel a été le déclic pour réaliser l’exposition « FOREWORD »?

L’envie de ressortir quelque chose de mes 80.000 premières images qui puisse me permettre de continuer. De synthétiser 6 ans de vagabondages et de recherches pour prendre une direction et la suivre jusqu’au bout. Jusqu’en enfer s’il le faut.

C’est un avant propos de ma démarche. De mon travail et de mon intention. Les images exposées ne sont pas du tout en lien avec le texte d’introduction mais le décor de celui-ci. Le décor de mes débuts. Un décor que je lègue à ceux qui le veule. Pour aller de l’avant. Aller de l’avant, c’est concrétiser, une par une toute des séries de projets que j’ai eu depuis que j’ai commencé à photographier. Leur faire passer du stade de l’idée au stade de du concret. Je pense qu’une seule vie ne me suffira pas à concrétiser tout ça.

Il y aussi la volonté de sortir de l’ombre. Je trouvait ça dommage de garder tout  dans un disque-dur sans rien montrer.

Photos: Thomas-Xavier Christiane – tous droits réservés

Qu’est-qui vous plait le plus dans la photographie?

Elle est une fenêtre sur un moment donné à un endroit donné. Elle communique ce qui a été mais ne sera plus jamais. Elle est la preuve. Tant juridique qu’historique que le passé est vraiment passé. Elle est vraie et ne peut pas être questionnée.

La photographie, c’est 200 ans d’arts et d’histoires qui ont façonné le monde et qui ont permis de mettre un sens sur ce que l’on ne pouvait pas comprendre. C’est aussi un moyen de communication entre les peuples. Depuis son avènement, ceux qui « souffrent de la guerre » peuvent communiquer et montrer ce qui se passe chez eux. Ceux qui connaissent le « bonheur de la consommation » peuvent le partager grâce à la photographie.

La photographie est un moyen d’immortaliser immortel. En ce moment, elle traverse une très grande crise de sens avec l’arrivée des smartphones et des réseaux sociaux mais elle survivra en renaissant sous un nouveau jour. Ce qui, pour moi la rend encore plus passionnante à vivre.

Mais surtout, elle n’a aucune limite.

Photos: Thomas-Xavier Christiane – tous droits réservés

Comment se passe une journée ou une semaine type avec vous?

Euh…

Quels sont vos rêves ou futurs projets?

Des projets photographiques, j’en ai une infinité en tête. Mais pourtant l’instant, ce à quoi, j’aspire le plus, c’est que mon travail si particulier puisse être reconnu et compris. Qu’il puisse devenir une pierre à l’édifice de la culture. Mais aussi afin que je puisse respirer financièrement et être mieux guidé. Ma vie aujourd’hui est assez mouvementée. Elle demande souvent de faire des choix difficiles sans avoir le temps de réfléchir ou d’anticiper ceux-ci.

Il y a aussi beaucoup d’autres choses auxquelles j’aspire. De la volonté d’écrire un jour un film d’auteur à la volonté de reprendre la musique électronique (avant la photographie, c’est ce que je faisait (dans l’ombre aussi) avant de supprimer par erreur tout mes projets.).

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer?

Avant toute chose trouvez un ou plusieurs groupes de musique que vous aimez bien. En ce qui me concerne, c’est Ghinzu et Franz Ferdinand. Ils seront vos partenaires dans les moments les plus rudes comme les plus joyeux.

Une fois que c’est fait, tentez votre chance. On ne le dit jamais assez, qui ne tente rien n’a rien.

Ensuite plantez-vous. Saisissez de superbes opportunités et ruinez les par excès de zèle. Faites des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Rencontrez les meilleures contacts que vous puissiez vous faire et ridiculisez vous auprès d’eux. Laissez votre ego se surdimensionner jusqu’à ce qu’il vous explose à la figure. Laissez vous sombrer dans tout les vices possibles et imaginables. Tombez follement amoureux et faites vous déchirer le coeur (surtout ça). Faites ces erreurs plusieurs fois s’il le faut. Mais à deux conditions. Quand vous touchez le fond, quand votre monde s’écroule cherchez le responsable dans un miroir. Quand vous aurez atteint vos objectifs, remerciez ceux qui vous ont tiré vers le haut. Remerciez aussi mais surtout ceux qui ont tenté de vous en empêcher. Bref, « DANCE WITH THE DEVIL ».

Et enfin, je cite Barack Obama « Don’t take yourself seriously, take the job seriously » et Donald Trump « Don’t ever ever give up ».

Cette interview te plaît? Épingle-là sur Pinterest !

 

SiteInstagram 

No Comments Yet.

What do you think?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP-Backgrounds Lite by InoPlugs Web Design and Juwelier Schönmann 1010 Wien