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Orientation: Le parcours fantastique d’Emilie

Emilie Van de Poel, journaliste mode et beauté du Flair Belgique a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo aux sujets de son métier et de ses orientations professionnelles. Elle livre un message magnifique sur le fait de trouver sa voie et que tout est possible dans la vie pour celui qui ose et croit! Découvrez tout de suite le parcours fantastique d’Emilie.

Photos: Emilie VDP – tous droits réservés

Avant de rencontrer Emilie pour les besoins de cette interview, j’ai découvert son parcours dans un article du Femme d’aujourd’hui. Le titre s’intitulait: Chouette, j’ai été virée! Son témoignage m’avait tellement touchée que je l’avais gardé en tête comme une petite pierre précieuse. Un jour, par hasard, dans les suggestions d’amis Facebook, un profil attire ma curiosité. Quand soudain, je découvre que c’est le profil d’Emilie, la même femme qui était dans l’article. J’ai pris de suite contact avec elle pour une interview et j’ai décroché notre entrevue. C’est comme cela qu’est née, une fois de plus, une belle rencontre!

«MADEMOISELLE ERGO» – Quel est votre cursus scolaire en supérieur?

Emilie Van de Poel – Je ne savais pas du tout ce que j’allais faire après mes études secondaires. Je trouve ça très compliqué de se choisir une orientation à  18 ans. J’hésitais entre plein de choses, notamment avec l’art car j’ai un côté très artistique mais je ne savais pas comment l’exploiter. En sortant de mes humanités,  je me suis d’abord inscrite en psychologie à Louvain-la-Neuve et puis pour finir, une place s’est libérée à l’IHECS et je me suis dit se serait peut-être mieux et puis mes copines y sont aussi. J’ai donc étudié à l’IHECS en publicité. C’est 5 années d’études en communication commerciale. Je souhaitais faire carrière dans le marketing donc  j’ai réalisé une année de master supplémentaire en management à VUB.  (NDLR: Université Libre de Bruxelles du côté néerlandophone)

Qu’avez-vous fait à la sortie de vous études?

J’ai réalisé mon premier stage chez l’Oréal au Pays-Bas dans le domaine du marketing. L’expérience fut assez mauvaise donc je suis partie après 5 mois. Et puis,  j’ai trouvé un emploi en tant qu’attachée de presse chez LVMH pour les marques de cosmétiques (Kenzo et Fendi).

Après je suis allée chez Bestseller (VéroModa, Jack and Jones) et je suis partie après 4 mois. J’ai tout plaqué mais j’avais rien, bon après je vivais chez mes parents donc c’est pour cela que je l’ai fait. Je suis partie quelques mois où j’ai voyagé.

A mon retour,  ne souhaitant pas toucher du chômage, j’ai eu quelques jobs en tant qu’intérimaire (secrétaire, réceptionniste). Cette période m’a surtout permise de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Je me suis remise à postuler et j’ai décroché un job dans une agence de pub. Et là catastrophe monumentale, je n’aimais pas le job en lui-même, je me sentais comme une secrétaire et je n’avais pas ce côté créatif qui me manquait et je suis quelqu’un aussi de désordonnée et désorganisée. Ça n’allait pas avec ma supérieure et je me suis fait virer en septembre 2015. Sur le coup, être virée a été un vrai coup dur. Je me suis remise en question, en me disant: Qu’est-ce que je vais faire? Car je me commençais n’importe quels jobs et je le quittais après 5 mois. Mon CV commençait lui à se rallonger un peu.

Un jour, j’ai vu une offre sur internet chez Flair, journaliste mode et beauté. Je me suis dit, je vais tenter et j’ai envoyé un mail à la rédactrice en chef en lui disant: j’imagine que je ne corresponds pas au profil recherché mais je pense quand même avoir une valeur ajouté d’avoir fait mes études à l’IHECS et d’avoir bossé dans la mode et la beauté. La rédactrice m’a proposé un rendez-vous et  elle m’a dit, on peut faire un essai, envoyez-moi 3 articles pour dans 3 jours. Je n’ai pas dormi pendant ces 3 jours, je n’avais jamais été aussi passionnée de ma vie pour réaliser et écrire les 3 articles demandés. Je me suis dit que j’allais faire les choses à fond et je ne me suis pas simplement contenter d’envoyer mes textes dans un Word mais j’ai mis mes articles en page comme dans le Flair. Puis, un jour, la rédactrice en chef m’a appelée pour me dire que j’étais prise. Sur le coup, j’ai pleuré de joie et maintenant, ça fait un peu plus d’un an et j’adore mon job.

Quel a été le déclic pour devenir journaliste freelance?

On me l’a imposé (rire)! La plupart des journalistes aujourd’hui sont freelance. Mais j’ai une sécurité de l’emploi car je ne suis pas payée à la pige, mais à la journée, je suis full time chez Flair.

Qu’est-qui vous plait le plus dans votre métier ?

Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est que je peux être moi-même. Je suis une personne extravertie et enjouée qui dit parfois des gros mots. J’adore écrire, même si ma plume personnelle est parfois assez différente du ton que j’emploie au quotidien chez Flair. Dans mes écrits, il y’a le côté fashionista-rigolote et l’autre côté un plus sombre que je ne pratique pas chez Flair. Mon métier me permet aussi de voyager et de rencontrer des gens. Dans le cadre de mon métier de journaliste chez Flair, je fais des vidéos aussi.

Cela a été une vraie révélation pour moi, car j’étais quelqu’un d’hyper mal dans ma peau et je me trouvais la fille la plus moche sur de la terre. Le fait d’être devant la caméra m’a fait m’accepter et m’aimer. Je fais également de la radio chez Chérie FM et Vivacité, ça aussi c’était une révélation pour moi et là aussi, je peux m’exprimer librement et avec ma petite touche d’humours.

Photos: Emilie VDP – tous droits réservés

Comment vivez-vous le fait d’être freelance?

Ce n’est pas contraignant car il y’a beaucoup de davantage. Mais il y’a beaucoup plus de paperasses administratives à gérer et comme je ne suis pas très ordonnée (sourire). Les inconvénients sont qu’on n’est pas payé pendant ses congés, pendant une période de maladie, pas de 13 e mois etc.  Il n’y a pas la sécurité de l’emploi mais pour rien au monde, je retournerais dans un job pépère.

Comment se passe une journée ou une semaine type avec vous?

Dès que je me lève le matin, j’écoute l’actualité et je recherche des idées d’articles. Ensuite, je fais mes textes pour le magazine car on boucle le jeudi. Je peux aussi rédiger des articles pour le web. De temps à autre, j’ai des voyages presses, event etc. Je filme les vidéos toutes les 3 semaines avec Caroline, la vidéaste. Je reçois beaucoup de produits et qu’il faut tester etc.  Je commence mes journées très tôt et je repars très tôt. Mais je n’arrête jamais de travailler même quand je rentre chez moi. J’aime tellement mon job que je n’ai pas cette notion de « travail ».

Quels sont vos rêves ou projets futurs?

J’aimerais faire de la télé avoir un talk-show ou devenir un jour actrice. J’aimerais aussi écrire un livre. Après ce sont des projets très lointains

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer?

Il faut parfois se montrer culottée et ne pas se contenter du minimum. Je suis la preuve qu’il faut tout donner pour y arriver, et qu’il faut surtout faire la différence.

Photos: Emilie VDP – tous droits réservés

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Mademoiselle Ergo

Mademoiselle Ergo

Fondatrice & Rédactrice en chef
Suite à un changement d’orientation, Florence décide en juin 2015 de créer le webzine de Mademoiselle Ergo. Passionnée par l’écriture et les contacts humains depuis toute petite, Florence souhaite partager sa vision du monde avec ses lecteurs. Parallèlement au webzine, elle s'est lancée comme copywriter et social media freelance avec The Studio.

2 Comments

  1. J’ai eu la chance de connaitre Emilie une période de ma vie et je peux vous dire que c’est une fille pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration. Elle est déterminée, bosseuse, pétillantes et travailleuse.
    J’en suis persuadée qu’elle va faire une belle carrière et je lui souhaite tout le succés pour y arriver.

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