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Orientation: Je n’ai plus l’envie d’entreprendre, que faire ?!

On parle beaucoup du burn-out dans les entreprises, peu importe les secteurs d’activités. Par contre, on parle très peu de la période “break down” qui touche les entrepreneurs dans leur business. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aborder le sujet avec vous :

“Break down” entrepreneurial, qu’est-ce que c’est ?

Avis aux nouveaux “entrepreneur.es”, vous n’êtes pas encore concernés, car vous êtes tout fou, tout motivé, gonflé à bloc pour démarrer votre activité !!! (C’est tout à votre honneur, j’étais comme vous aussi à mes débuts).

Cependant plus les années passent et plus l’aventure entrepreneuriale se fait ressentir. Se lancer comme entrepreneur.e, c’est quasi comme une grossesse (l’idée parlera évidemment plus aux femmes, mais Messieurs, vous comprendrez aussi). Il y’a toute la période de création (+/- 9 mois) et ensuite la mise en place pour trouver le rythme. Chaque business étant différent, il y’a des phases plus rapides que d’autres. Une fois la vitesse de croisière trouvée, il ne reste plus qu’à attendre le fameux “accouchement” et il y’en a de l’énergie, des nuits sans sommeil, du stress, des crises (de colère/panique). Évidemment que tout ceci en vaut souvent la chandelle.

Puis un jour le “break down” pointe le bout de son nez…

Le stress, la fatigue, le manque d’énergie, la baisse de motivation, des clients plus compliqués que d’autres ou simplement moins de clients, l’activité qui baisse au lieu de grimper. Bref de quoi s’arracher les cheveux de nerfs !!

Être entrepreneur égale le couteau suisse

Il faut avoir vécu l’expérience en tant qu’employé.e et entrepreneur.e pour comprendre la distinction suivante : le fait de penser toujours à tout parce qu’on est le seul capitaine à bord.

Être entrepreneur c’est être un couteau suisse, c’est-à-dire, qu’on est souvent multi-tâches, multi-casquettes. Il arrive parfois que pour un service proposé en community management (par exemple) nous sommes obligés de jongler entre la casquette du graphiste, du photographe, de l’éditorialiste, du stratégiste, du commercial ?! Vous imaginez tous les corps de métiers en réalité derrière une simple “publication” Instagram ou Facebook ?! Souvent non ! On pense que c’est “easy-peacy” et qu’il ne faut que 5 min pour poster.

Sauf qu’un.e freelance n’est pas une agence ou une entreprise et qu’il/elle travaille en général tout.e seul.e ce qui le limite dans ses compétences et dans son timing (une semaine = 24H et 7J/7) ! Alors le fait de devoir toujours penser à tout, dans des délais très courts (oui le temps, c’est de l’argent !), sur plusieurs projets/missions différents avec des clients différents dans des thématiques différentes. Je vous laisse imaginer le concept : un moment donné ça craque…

La panne d’inspiration/de motivation arrive et sans prévenir – en plus – souvent aux mauvais moments. Alors quand vous arrivez à ce stade-ci, il y’a deux solutions :

  • Vous vous êtes rendu compte des premiers “signes indicateurs” et vous pouvez rectifier le tir en vous imposant une (demi) journée off sur la semaine, en prenant des vitamines, en réorganisant vous journées etc.
  • Vous ne vous êtes rendu compte de RIEN (oui le drame est vite arrivé – je sais-) et là vous êtes limite forcés à prendre un congé pour vous REPOSER.

J’entends dire : IMPOSSIBLE, J’AI TROP DE BOULOT !!! Oui je sais, mais la santé, on l’oublie souvent: on en a qu’une et sans elle de toute manière on peut ne pas avancer ! Gagner de l’argent, c’est nécessaire pour vivre et en gagner davantage, c’est utile pour se faire plaisir, mais pas au détriment de son bien-être !!! Ce que je veux vous faire comprendre ici, c’est qu’il faut apprendre à dédramatiser et à revoir ses objectifs de vies aussi. Le bien-être mental et physique cela n’a pas de prix… et depuis plusieurs mois maintenant : je me dis toujours Flo, il n’y a pas d’urgence, tu ne soignes pas le cancer donc il n’y a pas d’urgence. (NDLR: tous mes respects pour le corps médical qui sauve des vies tous les jours !!). Et je peux vous assurer que même dans les cas “urgent”, on doit quand même improviser sur le moment voulu. Alors pas besoin de se rajouter en avance du stress inutilement.

S’organiser et s’imposer des limites

Être entrepreneur.e et gérer son business ne veut pas dire être un mercenaire du travail pour bosser H24 et 7J/7. Il est important d’apprendre à bien s’organiser dès le départ et à prendre les bonnes habitudes dès le début. Je partage avec vous les erreurs à ne pas faire :

Ne pas s’imposer des jours “off” et des horaires : au début que j’ai commencé Mlle Ergo, je bossais tout le temps. La journée, la nuit, en horaire décalé, dès que j’avais le temps. Tout ceci ne va pas et sur la durée, on tient plus le rythme. Avec le recul, il est nécessaire comme pour un employé de s’auto-imposer des horaires et des jours off. Oui un employé bosse du lundi au vendredi (quelquefois les week-ends), mais toujours avec un horaire. C’est pareil pour les entrepreneur.es également, essayer de vous imposer un horaire et des journées où vous ne pensez pas au boulot !!

Se mettre une pression (inutile) : le côté perfectionniste (si vous l’êtes encore en plus) ou le syndrome de l’imposteur, vont faire que vous allez vous mettre une pression pour arriver à tout gérer en même temps, à terminer rapidement. Il ne faut pas se mettre cette pression, vous bossez à votre compte, c’est vous qui décidez quand et comment ?! Alors si finalement, il y’a des délais plus longs, vous n’avez pas réussir à tout gérer. On décale, on ajuste, on reporte. Ce n’est pas grave et c’est OK.

S’entourer de donneurs de leçons : L’entrepreneuriat reste un monde à part et que seul un entrepreneur peut comprendre tous les enjeux et les problématiques. Il n’est pas utile d’écouter ou de demander des conseils auprès de personnes qui n’ont jamais monté un business de leur vie. Pourquoi ?! Parce qu’ils ne vont pas comprendre tous les paramètres qui entrent dans l’équation. Et ceux-ci sont souvent des mauvais conseilleurs en plus de vous faire culpabiliser ou de faire descendre votre moral.

Ne pas se remettre en question et trouver de l’aide : Ce n’est pas parce que vous êtes seul.e, qu’il faut compter que sur soi ! Il est important de trouver de l’aide, une écoute, des solutions à l’extérieur. Faire appel à un mentor/coach/psy/un.e “collègue” entrepreneur.e/ un proche peut être utile et va vous aider à vous réaligner vis-à-vis de vous-même en évitant de vous perdre.

Je n’ai plus envie d’entreprendre, je fais quoi ?

Oui, il se peut aussi qu’après plusieurs années dans un projet entrepreneurial, on finisse par avoir fait le tour de la question. Vous avez bien lu: le tour de la question. Mon seul conseil à ce moment-là : c’est de prendre le temps de bien réfléchir à ce que vous voulez réellement faire. Si vous souhaitez arrêter votre “projet” et vous relancer dans un autre, vous réorienter, reprendre un job d’employé (même à temps partiel) tout est possible. Il ne faut surtout pas prendre cela comme un échec, mais au contraire comme une réussite d’avoir “fait quelque chose” dans votre vie.

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N’hésitez pas à partager en commentaire vos expériences ‘entrepreneuriales’ et si vous avez d’autres conseils utiles à savoir.

Mademoiselle Ergo

Mademoiselle Ergo

Fondatrice & Rédactrice en chef
Fondé en juin 2015, le média de Mademoiselle Ergo est un “recueil” de bons plans, d’astuces et de conseils liés aux thématiques de la communication digitale, des métiers, des modes de vie (lifestyle) et de l’orientation. Mademoiselle Ergo, c’est avant tout une entrepreneure de sa vie qui, depuis 5 ans, a créé un univers avec une touche de “Yellow Vibes”. C’est surtout, une jeune femme solaire et dynamique prénommée Florence Ergo

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