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Lifestyle: Je n’ai pas de seins et alors ?

Je n’ai pas de seins, genre pas du tout, à peine un petit A… J’ai espéré tout le collège et le lycée que mes seins décident enfin à pointer le bout de leur nez, je rêvais de pouvoir arborer sur la plage un magnifique bikini, de pouvoir porter de jolies robes bustier, et de pouvoir me regarder dans la glace sans détester mon corps. Mais à 18 ans toujours rien, que dalle ! J’ai donc fini par me rendre à l’évidence, je resterai une femme sans poitrine.

Et durant ces longues années, ce fût une réelle source de souffrance et de dégoût pour moi. Notamment à cause du regard que portaient les « garçons » sur moi (hummm la période de l’adolescence et de la puberté c’est tellement fun). Combien de fois j’ai entendu que je n’étais pas une vraie femme, que c’était moche, pas attirant…

Autant de réflexions qui m’ont fait penser que sans seins je ne pourrais jamais plaire, jamais être désirée. Au point que j’ai même envisagé de faire de la chirurgie esthétique à l’âge de 16 ans, puis à 18 ans.

corps

Être féminine sans poitrine

Jusqu’au jour où j’ai réalisé que mon corps de jeune et de femme en devenir avait été réduit à une paire de seins. Juste à ça. C’est aussi à cet instant que j’ai commencé à réaliser que je souffrais de mon image non pas car je ne m’acceptais pas dans le fond, mais car la société passait son temps à me renvoyer en pleine figure que pour être une femme (une vraie) il fallait avoir des seins (publicités, photos de magazine, lingerie…). Et elle n’avait pas formaté que moi à penser ça, elle avait aussi laissé croire aux futurs hommes, qu’une femme devait être grande, mince, avec de belles fesses rebondies, et au minimum un 85B.

J’avais failli me faire opérer, déformer mon corps naturel pour coller aux diktats d’une beauté hypothétique.

Alors j’ai décidé de m’aimer tel que j’étais. J’ai déconstruit petit à petit tous les schémas et barrières que je m’étais mises et qu’on avait décidé de me mettre. J’ai décidé de porter des bikinis et des robes bustiers, j’ai arrêté de mettre des soutiens gorge push-up (encore un formidable outil créé par l’industrie de la mode pour coller un peu plus à l’image de la « femme parfaite »), j’ai même arrêté de mettre des soutiens gorges (enfin presque à 100%), après tout dans ma situation à quoi bon en mettre ?!

poitrine

Et c’est alors qu’il s’est passé quelque chose de magique : plus je m’acceptais, plus j’apprenais à m’aimer et plus le regard des autres (des hommes) changeait à leur tour. Je pouvais tout à fait être féminine, attirante, sensuelle et désirée sans poitrine ! Et petit bonus : on m’a toujours regardé dans les yeux ahaha !

C’est dur, c’est violent de grandir et de devenir une femme épanouie et en totale acceptation de son corps dans cette société. Et bien souvent, trop souvent, nous devons nous battre pour affirmer ce que nous sommes, et ce que nous voulons être. Détruire les schémas préconçus le plus tôt possible, par l’éducation, est, à mon avis, urgent ! Combien ont été ébranlées durant leur puberté par des remarques, des préjugés, combien en gardent encore des séquelles ? (attention je ne dis pas que pour les jeunes hommes c’est moins dur).

Aujourd’hui, moi et mes petits seins on se porte bien. Mais j’avoue avoir parfois envie de crier aux femmes qui ne s’aiment pas, qui ne s’acceptent pas, qu’elles sont belles, et qu’elles méritent de s’aimer ! Peu importe leurs « défauts » peu importe les remarques et jugements.

Et surtout n’oubliez pas, notre corps est notre maison, il faut en prendre soin.

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cueillelejour.fr

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2 Responses
  • La parenthèse psy
    24 . 07 . 2018

    Plusieurs fois que je commente ton blog mais tes articles me parlent tellement !
    Je n’ai pas vraiment de poitrine non plus, disons tout de même un 85B tardif. Au collège, on m’appelait “planche à pain”. A l’époque, ça me blessait. Puis mère nature s’est amusée de moi: en cas de stress intense, ma poitrine gonflait. Je passais ainsi du A au C en une nuit ! Puis une fois ce stress parti, du C au A en une nuit aussi. Résultat, j’ai des vergetures au niveau des seins, non mais sérieux ?! J’ai donc connu la taille A, B et C. Je sais ce que ça fait sur nous, le regard des autres sur nous, etc… et ben pour être honnête, je préfère faire du A (actuellement je fais du B mais moins ça m’irait bien aussi). Pourquoi ? Déjà pour le confort ! Ensuite parce que je trouve ça terriblement sexy chez une femme, une petite poitrine. OUI ! Maxi décolleté sans vulgarité. Tout en subtilité. Exemple, charlotte gainsbourg, j’adore quoi ! C’est tellement féminin !
    Mon copain râle de temps en temps (pour rire) mais moi j’adore mes ptits seins comme ils sont. Et au moins, on me regarde dans les yeux, je ne suis pas un objet qui se résume à ça 😉

    A bientôt,
    Line de https://la-parenthese-psy.com/

    • Mademoiselle Ergo
      02 . 08 . 2018

      Hello Line,

      Merci beaucoup pour tes commentaires sous nos articles !! Ici c’est l’article écrit par ma co-rédactrice mais nous sommes la team petit boobs (haha) et on peut être fier de nos petits seins ! 😉 Ton témoignage est très intéressant et merci pour le partage !!

      A très vite,
      Florence

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