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Interview : Cloth’in la nouvelle boutique online seconde main

Davita Perelsztejn est une entrepreneure née. Cette jeune bruxelloise suit les traces de son père se lançant dans le e-commerce. Elle a décidé de créer quelque chose d’utile : écoresponsable, éthique et seconde main. Elle a créé une start-up “Cloth’in”.

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire le concept de “Cloth’in » ?

Davita Perelsztejn Cloth’in, c’est une nouvelle boutique en ligne d’achat et vente de vêtements et accessoires de seconde main de marque qui promeut des valeurs éthiques, écoresponsables, durables et solidaires.

Dans cette boutique, nous retrouvons des vêtements et accessoires de marque de moyenne gamme telles que Bellerose, Maje, Ba&sh, IKKS, etc.

Cloth’in fonctionne selon le système de « dépôt-vente ». Le vendeur ou la vendeuse nous dépose ses vêtements, nous procédons à la sélection et nous occupons de tout : photos, mise en ligne, livraison. Une fois l’article vendu et réceptionné par l’acheteur, le vendeur est payé.

Cloth’in permet d’acheter des vêtements de marque à prix réduits et de faire de la place dans son armoire en les revendant sur la plateforme. De plus, acheter en seconde main est un acte écologique et éthique. C’est aussi un acte solidaire car sur Cloth’in, pour chaque vêtement acheté 1€ est reversé à une association.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Bachelier en gestion de l’entreprise à l’ICHEC (2014-2017)

Master tri-dîplôme ICHEC-ULB-UCL en gestion de l’entreprise (2017-2019)

Cette année (2019-2020) : Executive Master en Communication digitale à l’IHECS

Pourquoi avez-vous créé ce projet ?

L’idée de Cloth’in est née d’un constat : nos armoires sont remplies, mais nous continuons à toujours vouloir acheter plus de vêtements.

De plus, nous savons que l’industrie du textile est actuellement la deuxième plus grande source de pollution au monde, et acheter du neuf contribue à accroitre cette pollution.

La solution ? C’est Cloth’in, cette boutique en ligne de vêtements et accessoires de seconde main, qui propose donc de consommer de manière éthique, responsable et durable, sans vous ruiner !

Cloth’in permet d’acheter des vêtements de marque à prix réduits et de faire de la place dans son

armoire en les revendant sur la même plateforme. De plus, acheter en seconde main est un acte écologique et éthique. C’est aussi un acte solidaire car sur Cloth’in, pour chaque vêtement acheté 1€ est reversé à une association.

Qu’est-ce qui vous tient à cœur dans ce concept de « mode écoresponsable » ?

Depuis un petit temps, j’ai pris conscience plus que jamais de l’urgence écologique actuelle. J’ai décidé graduellement de changer mon propre mode de vie et de consommation (par exemple : déplacement en transports ou trottinettes électrique et plus la voiture/ utilisation d’une gourde et plus de bouteille en plastique/ objets zéro-déchet dans la vie de tous les jours, etc.…). Puis je me suis intéressée au marché du seconde main de plus en apprenant plus sur les conséquences dramatiques de l’industrie textile.

Je suis convaincue que la mode écoresponsable est la mode du futur. Le mode de consommation actuel, dit Fast-Fashion, n’est plus viable et la société en prend de plus en plus conscience et se tourne vers des nouveaux modes de consommation. Cette startup est certes un business mais avant tout des valeurs que j’incarne et que je veux partager avec un maximum de personnes.

Qu’est-ce qui vous anime le plus dans votre projet ?

La seconde main a longtemps été vu comme « pour les pauvres » ou « moche et sale ». Aujourd’hui les mentalités changent. Je voudrais participer à ce changement en montrant au monde que le seconde main est « pour tout le monde » et est « beau et propre ».

Avec ce projet je veux montrer que s’habiller en seconde main permet de rester à la mode sans acheter du neuf et de renouveler sa garde-robe avec des belles pièces de marque sans se ruiner.

Ce qui m’anime en plus de tout ça est le devoir d’informations par rapport aux conséquences néfastes de l’industrie textile, autant écologiques que éthiques. Par exemple tout le monde ne sait pas que l’industrie du textile est la 2ème industrie la plus polluante au monde, les vêtements sont souvent fabriqués dans conditions inhumaines qu’on n’imagine pas pour produire le moins cher possible etc. C’est entre autres pour cela que j’ai imaginé le système du don de 1€ par vêtements vendu, pour aller plus loin dans la démarche. En achetant sur Cloth’in on fait non seulement un acte écologique (en n’achetant pas de neuf), éthique (en évitant d’encourager la production) et solidaire (en aidant des ONG, associations et projets qui agissent concrètement sur le terrain).

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Comment vivez-vous le fait d’être créatrice/indépendante de votre projet ?

J’ai toujours voulu entreprendre et avec ce projet je réalise mon rêve. C’est sûr que ce n’est pas la voie la plus facile et je fais face tous les jours à de nouveaux challenges mais c’est ce qui m’anime au quotidien.

Avoir créé cette start-up me permet de mettre en pratique les savoirs que j’ai appris ces dernières années.

La route n’est pas toujours facile, tout le monde ne croit pas en vous ou dans le projet, il y a de nombreuses barrières, il faut trouver ses premiers clients, il faut se faire connaitre, il faut faire face à des « non », etc… mais il faut toujours rebondir et trouver sa motivation et du support auprès de son entourage qui croit en nous et célébrer chaque petit avancement et succès (une vente, un nouveau client, etc.).

Quels sont vos rêves et projets futurs ?

Après avoir travaillé 6 mois sur ce projet, il se concrétise aujourd’hui est c’est déjà un rêve. Ce projet est le premier mais sans doute pas le dernier.

Être entrepreneure indépendante est la vie que je veux mener, en tout cas pour l’instant !

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

Entreprendre quand on est jeune est le bon moment et il ne faut surtout pas hésiter, même en étant encore aux études (ce que j’ai fait).

Quand on est jeune il y a beaucoup moins de risques, financiers notamment si on est logé et nourri par ses parents et qu’on pas de grosse responsabilité financière.

De plus, il y a des aides comme par exemple l’incubateur de startups, le Start Lab ICHEC, dont je fais partie qui propose un suivi par un coach entrepreneur, un parcours de formations, un espace de co-working. Il y a bien sûr pleins d’autres organismes du genre.

Pour moi être étudiante-entrepreneure me permet de mettre en pratique tout ce que j’ai appris autant pendant mes études que dans ma vie de tous les jours (mouvements de jeunesse, sport) et de faire place à ma créativité en faisant quelque chose qui me passionne. C’est aussi une manière d’apprendre à se connaître soi-même, se tester, voir ce dont on est capable et ce qui

nous fait un peu plus peur et du coup affronter des nouveaux défis et sortir de sa zone de confort et au final être fier de ses nouveaux accomplissements.

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Mademoiselle Ergo

Mademoiselle Ergo

Fondatrice & Rédactrice en chef
Fondé en juin 2015, le média de Mademoiselle Ergo est un “recueil” de bons plans, d’astuces et de conseils liés aux thématiques de la communication digitale, des métiers, des modes de vie (lifestyle) et de l’orientation. Mademoiselle Ergo, c’est avant tout une entrepreneure de sa vie qui, depuis 5 ans, a créé un univers avec une touche de “Yellow Vibes”. C’est surtout, une jeune femme solaire et dynamique prénommée Florence Ergo

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