Orientation: « Le journalisme, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. » David Abiker

Orientation: « Le journalisme, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. » David Abiker

David Abiker est journaliste et chroniqueur radio chez Europe 1 & Canal +, il partage avec nous son parcours et sa vision du métier de journaliste. J’ai découvert ce journaliste lors de ses interviews vidéos sur la chaîne Youtube de Cadre Emplois. David Abiker a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo dans cet entretien exclusif : 

Photo: David Abiker – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire vos différentes fonctions en tant qu’ancien DRH, journaliste ? Avez-vous préféré une fonction par rapport à une autre ?

David Abiker – Je n’ai pas été DRH et journaliste en même temps. J’ai travaillé en entreprise de 1993 à 2007. C’est en 2007 que j’ai franchi le pas pour entrer à France Info et démarrer une nouvelle vie professionnelle de journaliste et chroniqueur. Ceci dit, pour préparer cette transition, j’ai cumulé la chronique d’Arrêt sur Images une fois par semaine (France 5, 2001-2007) avec mes jobs successifs, c’était une façon de commencer. Je raconte cette vie de DRH dans cette vidéo.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Je suis diplômé de Sciences Po Paris en 1991 après un bac éco à Marseille et j’ai un DEA de Sciences Politiques. J’ai aussi fait mon service militaire, je le précise car c’est rare de nos jours… Si c’était à refaire, je crois que j’aurais rêvé de faire du théâtre et d’entrer à la Comédie Française et de m’y confondre avec les murs au bout de 50 années à jouer les classiques. Mais on ne peut pas tout recommencer.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

J’ai fait mon service militaire comme officier dans l’artillerie, plus précisément dans un bureau… Au retour du service militaire, j’ai fait un long stage dans une entreprise de communication où je n’ai pas été très efficace. S’en est suivi un peu de chômage puis un job de responsable pédagogique à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris où j’ai également enseigné comme « maitre de conférence ».

Je vous ai découvert dans les vidéos “On revient vers vous” sur Youtube. Comment et pourquoi est né ce projet ?

C’est une rencontre avec Sylvia Di Pasquale rédactrice en chef de Cadremploi puis Pierre Abruzzini, le réalisateur. L’idée élaborée avec Sylvia, je la tiens au tout départ d’une discussion avec mon père qui fut DRH lui même… Interviewer des gens connus sur le fait de recruter ou d’être recruté. Choisir, être choisi, c’est un sujet vieux comme le monde. Mais cette petit websérie m’a conduit à interviewer des politiques de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant pas Thierry Ardisson et Delphine Ernote ou Stéphane Richard et Clara Gaymard, bref 200 personnes en 5 ans. Comme les vidéos sont toujours sur internet, on m’en parle toujours. C’est une sorte de bestiaire du recrutement, toutes les méthodes, toutes les erreurs, bref, il y a à boire et à manger là-dedans.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans l’écriture ?

On maîtrise à peu près ce que l’on dit sans que le propos soit parasité par l’image ou la voix. On peut aussi pratiquer la nuance et l’humour, ce qui est toujours compliqué dans les autres médias. Le grand nombre n’a pas le sens de l’humour. Il suffit de regarder Twitter, on croirait un asile de fous qui veulent sauver le monde ou diriger l’état. Sinon, j’ai écrit quelques livres, je crois que ce qui me plait dans l’écriture, la chronique, c’est de trouver l’idée qui me surprend moi-même. C’est rare, je ne vous le cache pas. Peut-être l’inspiration pour un livre reviendra-t-elle. J’ai en tête quelque chose sur l’adolescence de mes filles, une sorte de récit de guerre, qui s’appellerait 14-18, elles ont 14 et 18 ans et les voir grandir est une sorte de guerre, que je mène contre le temps et le désordre qu’elles sèment dans leur chambre, dans la cuisine, dans la salle de bain, dans toute la maison, un immense champs de ruines et de bataille sans cesses recommencée et que je perds, à chaque fois.

Quel regard avez-vous sur la société d’aujourd’hui avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux ?

Je trouve qu’on accorde à ces réseaux sociaux une importance démesurée. Imaginez que Facebook, Twitter et le reste cessent de fonctionner. Que se passerait-t-il ? Rien. Quelques personnes au chômage, moins de connexions sur nos portables, moins de selfies et on ferait sans. Si internet s’arrête c’est autre chose. Mais si on venait à supprimer les réseaux sociaux, je crois que l’amitié n’en pâtirait pas. Peut-être qu’il serait à nouveau plus chronophage d’avoir une relation sexuelle avec son prochain ou sa prochaine. Les sites de rencontre ont beaucoup accéléré le rythme de ces affaires-là. Par ailleurs, dans ma partir, les réseaux sociaux ont considérablement accéléré la cadence de l’info et abaissé son niveau d’exigence. Avant, on commentait les petites phrases au rythme d’une par semaine, aujourd’hui c’est toutes les heures. Ajouter là-dessus les chaines d’infos et vous cavalez toute la journée après des chimères. Ceci dit, j’aime bien instagram qui est pour moi un petit théâtre où je raconte des mensonges, des histoires un peu folles. Je m’y déguise parfois, bref, j’y joue la comédie, c’est un défouloir, mais ca n’égale pas une bonne promenade dans le parc de Versailles avec mon chien.

Comment se passe une journée ou semaine type avec David Abiker ?

Je travaille, je promène mon chien, je travaille, je promène mon chien, je déjeune, je cuisine, je travaille et je promène mon chien. Je dors. Je me lave aussi.

Photo : David Abiker et son chien – tous droits réservés

Cette année je cumule l’émission de fin de semaine “C’est arrivé cette semaine-C’est arrivé demain” sur Europe1 (9h-10h, entièrement gratuite pour les auditeurs) avec une interview culturelle chaque soir sur Canal Plus. C’est un rythme infernal auquel je compte mettre fin dès le mois de juin. Donc je bosse tout le temps. La seule façon de faire des pauses c’est d’aller me promener. Ma femme m’accompagne, le chien aussi. Mes filles plus du tout. Elles préfèrent la compagnie de leurs amis qui sont bien plus jeunes et plus stylés que leurs parents. Du moins c’est ce qu’elles pensent. A leur âge, j’étais pareil, rester avec mes parents était un moment horriblement ennuyeux.

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Qu’est-ce qui vous anime le plus dans toutes vos passions ?

Je n’ai aucune passion. Le mot passion n’est pas à utiliser à la légère. Les artistes ont une passion, les écrivains, les vrais en ont une. Je ne suis qu’un journaliste. Je crois que ce qui me plait encore dans ce métier c’est que je n’ai pas fini de l’apprendre. Après tout je ne l’exerce vraiment que depuis l’âge de 37 ans. J’aime l’idée d’un travail dont on voit rapidement le résultat, un texte, une interview ou une chronique. Et bien sûr la variété des sujets. Rien que la semaine dernière je suis passé des frappes en Syrie à une interview de Sting sans oublier ce savant italien qui a démontré que les plantes vertes ont une forme d’intelligence. C’est éclectique. Je fais 8 à 10 interview par semaines depuis 5 ans. Cela rend humble et curieux car j’interroge des gens immensément talentueux et intelligents contrairement à ce qui peut se raconter sur les réseaux sociaux hurleurs de la démocratie électronique dégénérée (j’ai bien cette dernière formule un peu réactionnaire).

Quels sont vos rêves ou projets futurs ?

Les vacances avant toute chose. Je ne suis pas français pour rien. Notre pays est une des premières destinations touristiques au monde, je crois que nous, salariés Français, devons en être digne en prenant tous les congés que la loi. Donc plus le temps passe, plus je soigne mes vacances avec professionnalisme. Je dois aussi avouer malgré un emploi du temps chargé cette année être de plus en plus paresseux. Les moments les plus heureux et les plus passionnant de cette année ont été des moments de solitude, des moments personnels, des ballades en montagnes avec mon chien en écoutant des livres audio, cuisiner pour ma fille cadette et ses copines qui viennent déjeuner le mardi ou aller au théâtre pour voir des comédiens talentueux et des mises en scène astucieuses. Il y a quelque chose qui me titille autour du travail manuel et du sens au travail. J’aime aussi poster des choses sur l’entreprise et le travail sur Linkedin où je commence à avoir beaucoup d’abonnés. Bref, j’espère travailler moins et mieux la saison prochaine. Peut-être aussi faire des choses en public, dans des salles, pas du one man show mais des interviews avec des gens et du public.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

C’est toujours le même conseil. Trouvez un client si vous voulez monter une boite. La start-up économie a éloigné la jeune génération de la notion de client. Beaucoup s’imaginent qu’on créée une start-up et que ce sont les investisseurs qui vont vous salarier… C’est une vision tronquée de la vie professionnelle. Quand j’ai commencé, mon premier boss (dans le privé, après l’IEP) me disait trouvez des clients et facturez vite.

Pour ce qui est du journalisme, je crois qu’il faut vraiment avoir la vocation, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. Il faut soit être certain d’avoir des choses à partager ou à faire comprendre, soit avoir une extrême curiosité du monde. Se trouver des modèles aussi, c’est bien d’admirer des gens, d’avoir des références. Avoir aussi des amis qu’on respecte et qui vous inspirent et vous encouragent. Je conseille aussi à ceux qui se destinent à ce genre de projets d’avoir 20 ans. Ca aide à ne pas trop réfléchir et à passer à l’action. Enfin, ne pas écrire drop de bêtise sur Internet, aujourd’hui les recruteurs ont la mémoire longue.

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Orientation: Élodie, la rayonnante Wedding Planner et décoratrice florale

Orientation: Élodie, la rayonnante Wedding Planner et décoratrice florale

Photo: Lindsay Zebier Photography – tous droits réservés

Elodie du blog Love and tralala ça vous dit quelque chose ? Cette jeune trentenaire rayonnante et au sourire pepsodent est avant une amoureuse de l’Amour avec un grand A. Élodie aime tellement cela qu’elle en a fait son métier en devenant wedding planner/décoratrice florale et officiante de cérémonie. Élodie partage aussi depuis plusieurs mois sur son compte Instagram sa rencontre et ses débuts amoureux avec son nouveau partenaire et compagnon. Découvrez dans cette nouvelle interview exclusive accordée à Mademoiselle Ergo, un nouveau portrait d’une entrepreneuse/slasheuse 3.0 comme on les aime :

Photo: Fred Frognier – tous droits réservés

J’ai découvert un soir d’hiver par pur hasard un article très touchant et personnel écrit par Élodie sur son blog: Love and tralala.com. Élodie revenait après des semaines d’absence sur un mal qui l’a rongeait, sa rupture amoureuse avec son ex-compagnon. Cet article nous pouvait que faire écho en moi puisque je traversais à la même période quelque chose de similaire. Je l’ai de suite contactée car elle avait laissé dans cet article une annonce concernant la recherche d’une coloc et donc nous nous sommes rencontrées dans ce cadre là. Nous avons même failli être colocataire, tellement on avait de suite accroché toutes les deux. Après tout, comment ne pas accrocher avec une nana comme Élodie? Elle est si vivante et souriante ! Nous sommes restées en contact (notamment pendant son accident !) et elle a accepté de répondre à une interview pour mon webzine. Je vous laisse donc apprécier ce petit rayon de soleil :

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous expliquer ton métier de Wedding Planner/décoratrice florale?

Élodie Wilmès – Ce sont 2 métiers totalement différents à la base ! Je me suis d’abord lancée comme organisatrice de mariages puis assez vite j’ai eu envie d’ajouter la décoration et de fil en aiguille, je suis tombée amoureuse des fleurs et me suis aussi lancée dans la déco florale ! Ah et depuis 2 ans maintenant, j’écris et j’officie pour les cérémonies d’engagement. Un troisième métier que j’adore ! Certaines personnes disent qu’il n’est pas possible de faire autant d’activités et de les faire bien…Personnellement, je suis mon instinct, mes envies et les besoins de mes clients et je tente en me donnant à 100% ! Après tout, on ne vit qu’une fois et je n’ai pas envie d’avoir de regrets. Mais si je devais refaire un CV demain, ce serait un joyeux bordel je pense !

Sinon, plus concrètement, dans mon rôle de wedding planner, j’aide les couples à organiser leur mariage, à trouver des prestataires, à gérer le timing et les grandes étapes du mariage, je les accompagne, leur fais gagner du temps et les rassure. En tant que décoratrice florale, je décore leur mariage dans un style naturel, sauvage et poétique.

Photo: Lauren Fair – tous droits réservés

Pouvez-vous nous décrire les différents services que vous proposez?

J’y ai déjà un peu répondu plus haut mais je vais essayer de bien formaliser les choses 😉 Je propose donc 4 grands types de services :

* Organisation (A à Z pour un accompagnement global, coordination du jour J et séances de coaching ponctuelles)

* Décoration (globale pour une prise en charge complète afin de réaliser une déco cohérente et personnelle, via des séances de coaching ou gestion de l’installation le jour J)

Photo: Élodie Deceuninck – Tous droits réservés

* Décoration florale (le bouquet de mariée, les boutonnières, les accessoires cheveux, les arches florales, les centres de table,…)

* Cérémonies (Mariage : pour les couples qui ne se marient pas à l’église et souhaitent un moment rempli d’émotions. Naissance : pour les familles qui ne veulent pas baptiser leur enfant mais souhaitent lui organiser une cérémonie pour l’accueillir dans le monde. Goodbye : pour ceux qui veulent dire au revoir autrement, en rendant hommage à la personne qui s’en va)

Quel est votre cursus en supérieur?

Aaah et c’est là que tu vas voir que mon parcours a subi un retournement à 180 ° !

En secondaires, j’ai suivi un cursus latin-langues fortes. Bonne élève mais toujours à la limite de l’insolence…Je n’aimais déjà pas trop l’autorité imposée. Puis j’ai fait un master en droit avec spécialisation en droit des entreprises. En parallèle de ce master, j’ai suivi une formation pluridisciplinaire en création d’entreprises (la formation CPME à l’UCL). Ce n’était pas une vocation mais plutôt un choix sécuritaire : j’étais clairement littéraire et tout le monde me disait « Le droit, c’est une bonne formation intellectuelle et ça mène à tout ». J’ai aussi fait un master complémentaire en anglais en études européennes à l’IEE. Après ça, j’ai bossé 6 mois dans le lobbying européen puis 1 an et demi dans un cabinet d’avocats en droit fiscal. J’ai démissionné le jour où mon boss m’a proposé une augmentation et où je me suis imaginée en burn-out à 40 ans ! Quelques mois en tant que barmaid le temps de retomber sur mes pieds puis j’ai suivi la formation Explort de l’AWEX qui m’a permis de partir 2 mois au Canada et de découvrir l’univers des blogs qui m’a fasciné. A mon retour, j’ai décroché un job à l’UCM en tant que coach en création d’entreprises et j’ai lancé mon blog Love & Tralala au même moment. Un an et demi plus tard, à force d’aider les gens à créer le job de leurs rêves, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure !

Faut-il suivre une formation ou des études spécifiques pour devenir Wedding Planner/Décoratrice florale?

Je suis autodidacte à 100 % donc difficile pour moi de conseiller une formation. Je connais cependant The Wedding Academy et la nana qui l’a lancée. Vu les intervenants choisis, je suis certaine que la qualité des cours doit y être excellente ! Pour le métier de wedding planner, au-delà d’une formation, je pense qu’il faut posséder des qualités primordiales liées à l’intelligence émotionnelle. Il faut être capable d’organiser un planning, de gérer des deadlines, de faire des recherches mais il faut surtout être capable d’écouter le couple, de cerner leurs envies, d’absorber leur stress, de gérer avec diplomatie des situations parfois compliquées. Il faut aussi avoir un vrai sens du savoir-vivre et pouvoir se mêler à toutes les ambiances avec une bonne dose de dynamisme, discrétion et bonne humeur.

Cette interview te plaît ? Épingle-là sur Pinterest 😉 Photo: Lauren Fair – tous droits réservés

Pour ce qui est de l’art floral, j’ai aussi tout appris par moi-même en regardant des photos sur Pinterest, en essayant, en imaginant des techniques ! Pour être honnête, je n’aime pas du tout le côté très classique, souvent peu naturel, des montages qu’on apprend en école de fleuriste donc je ne voulais pas suivre ce genre de formation. J’étais attirée par un style plus sauvage, plus naturel et j’ai fait mon apprentissage petit à petit. J’ai pris mon 1er cours d’art floral chez Laetitia de Florésie en 2017 mais au-delà d’un cours, c’était surtout une retraite entre passionnées, un échange de techniques où j’ai appris des astuces mais où je me suis surtout nourrie du partage et de notre passion commune ! J’y retourne d’ailleurs cette année en avril mais du côté de la team organisation. Il y a d’autres fleuristes que j’admire et qu’il me tarde de rencontrer : la prochaine sur ma liste est la talentueuse Avril Mai (si vous ne la connaissez pas encore, vous tomberez amoureuse de son feed instagram instantanément <3).

Vous avez aussi un blog spécial mariage « Love & Tralala », depuis combien de temps existe-t-il et pourquoi l’avoir créer?

J’ai lancé mon blog en octobre 2013 parce que j’avais envie de partager mon côté romantique, parce que j’adore écrire, parce que je voulais me faire une place dans le milieu du mariage. C’était une façon pour moi de concrétiser une passion mais aussi d’aller à la rencontre de professionnels du milieu et de futures mariées !

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le fait d’être indépendante?

Pouvoir évoluer au rythme que je souhaite : avoir une nouvelle idée de service et ne devoir demander l’autorisation à personne pour la lancer. Gérer mon temps : pouvoir papoter pendant des heures avec une personne inspirante et bosser 2 heures de plus le lendemain si nécessaire. Bosser dans un joli bureau, entourée de supers nanas entrepreneures elles-aussi ! J’ai bossé pendant 3 ans, seule, chez moi et depuis que je suis dans un espace de coworking, ça a changé ma vie.

Comment se passe une journée ou semaine type avec vous?

Honnêtement, ça change tout le temps ! Mais je vais essayer de vous donner une idée globale d’une semaine type en saison de mariages. Du lundi au mercredi, je vais bosser plutôt sur mon ordi : articles pour le blog, rédaction de cérémonies, réponse aux mails, devis, recherches pour les mariages, rdvs clients et achats de déco. Le jeudi, c’est le jour où je vais chercher mes fleurs chez mon grossiste puis je les nettoie et prépare tous les contenants pour le mariage du samedi. Le vendredi, je travaille aussi dans mon atelier et je crée tous les bouquets et montages floraux. Le samedi, j’installe, coordonne, officie, bref le samedi, je suis dans les coulisses des jours heureux ! Et le dimanche ? Je suis KO (mais heureuse !) <3

Photo : Lauren Fair – tous droits réservés

Quels sont vos projets ou rêves futurs?

Un de mes grands rêves était de créer une équipe pour bosser avec moi et c’est le 1er projet que j’ai mis sur pied cette année. J’ai 3 supers nanas qui bossent maintenant pour moi en freelance, des nanas ultra motivées qui s’investissent pour m’aider à faire grandir Love & Tralala. J’ai d’ailleurs vraiment hâte de vous les présenter ! En parallèle, j’ai aussi créé un groupe Facebook « Tralala Team » pour toutes les nanas qui souhaitent venir découvrir mon métier et m’aider de façon ponctuelle ou effectuer un stage.

A côté de ça, il y a aussi un projet de créer des weekends pour permettre aux couples de se recentrer sur eux et sur leur histoire, il y a l’organisation de la 4ème édition du festival mariage Kiss The Bride qui aura lieu les 10 et 11 novembre prochain à Bruxelles, continuer à immortaliser de beaux EVJF avec Hello Madame et s’il me reste du temps, j’ai l’envie folle d’écrire un livre 😉 Les projets ne manquent pas !

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer?

Foncez ! Suivez vos rêves ! Parfois, il faut prendre le temps de bien se former, d’assurer ses arrières, de bien s’entourer, d’apprendre, de grandir, de gagner en maturité. Parfois, on se plante et c’est pas grave car on apprend de ses erreurs et on grandit grâce à elles. Parfois, on a des coups de blues parce que c’est difficile d’y arriver…Lorsque j’ai démissionné, je quittais un job bien payé qui faisait la fierté de mes parents et qui m’assurait un avenir tout tracé. J’étais paumée, je savais ce que je ne voulais pas faire mais j’ai mis du temps à trouver ce que je voulais faire et ce pourquoi j’étais douée donc soyez indulgent avec vous-même, laissez-vous du temps mais n’abandonnez jamais vos rêves et écoutez votre petite voix !

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Brand Story: Welmo & Equal for All, deux start-ups Made in France

Brand Story: Welmo & Equal for All, deux start-ups Made in France

Vous connaissez peut-être Jimmy via son compte Instagram “My French Cup of Tea” mais à côté de ce compte Insta drôle et décalé, se cache un jeune entrepreneur à la tête de deux start-ups Made in France avec Welmo & Equal for All. Découvrez dans cette interview exclusive un nouveau portrait :

Photos: My French Cup of Tea – tous droits réservés

J’ai découvert un peu par hasard le profil de Jimmy grâce à son instagram très original ! En grande adepte du thé, j’ai de suite adoré son concept de se prendre en photo avec une tasse de thé à la main dans des lieux connus ou peu connus. Si vous ne connaissez pas son compte, je vous invite à le suivre en cliquant ici

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire le concept de “Welmo” ? 

Jimmy DelageNous sommes le Uber de l’immobilier, compromis idéal entre la vente entre particuliers et la vente via agence immobilière. Nous permettons aux propriétaires de vendre leur appartement plus cher grâce à une approche différente.

Pour quelles raisons avez-vous créé cette plateforme ?

Lorsque vous vendez entre particuliers vous touchez seulement 30% du marché (via PAP ou Le Bon Coin). Lorsque vous passez par une agence vous touchez l’ensemble des clients potentiels, mais vous payez des commissions élevées (de 10 000 euros à 50 000 euros)

Chez nous le particulier paye 990 euros tout de suite avec 7 jours d’essai gratuit ou 4990 euros payables seulement en cas de vente et à charge de l’acquéreur.

Quel est votre métier ? 

Cette interview te plait ? Épingle-là sur Pinterest 😉

Chez Welmo nous envoyons les acheteurs au propriétaire et il s’occupe lui – même des visites. Tout le reste nous nous en chargeons :

– Diffusion sur les portails professionnels auquel les particuliers non pas accès tel que se loger.

– Photos pro.

– Gestion des appels entrants.

– Visite virtuelle et plan 2D/3D,

– Négociation des offres.

Quel est votre cursus académique en supérieur ? 

J’ai réalisé un BTS MUC à Strasbourg, un Bachelor à l’université de Birmingham en Angleterre et un master en création et reprise d’entreprises à l’ESC Montpellier

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ? 

Je me suis spécialisé dans un premier temps dans l’immobilier de prestige  chez Kretz and Partners sur Paris . Puis j’ai cofondé avec deux amis ma première société Equal For All, marque de chaussure responsable.

Pourquoi avoir créé une marque de chaussure équitable? Comment l’idée a-t-elle germé en vous ?

Nous cherchions à créer un projet qui est un impact positif sur la société. Depuis tout jeune nous aimions tous les 3 énormément les baskets. Nous avons donc décidé de mixer les deux à travers Equal For All : de belles chaussures réalisées entièrement  au Portugal dont une partie des bénéfices permettent de réaliser des projets à impacts sociaux.

Photos: Jimmy Delage – tous droits réservés

Comment vivez-vous le fait d’être entrepreneur et chef d’entreprise? 

Très bien !! L’entreprenariat c’est un parcours d’obstacles. Il y a des hauts et des bas, mais cela permet de repousser ses limites, d’avancer, de se construire.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le fait d’être entrepreneur?

J’adore le challenge donc  j’aime beaucoup passer d’une idée sur le papier à sa réalisation.  Quand le projet voit le jour , qu’il commence à fonctionner qu’on prend un petit peu de recul et qu’on regarde le chemin parcouru on se dit  que le jeu en vaut la chandelle.

Photos: Jimmy Delage – tous droits réservés

Quels sont vos rêves et projets futurs? 

Je rêve de faire le tour du monde et du cinéma. Mes projets futurs sont avant tout de développer mes sociétés actuelles. Comme je l’ai fait pour ces deux projets je souhaite à terme m’investir dans d’autres projets qui font bouger les lignes.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ? 

Il faut croire en soi. Ne pas rester à l’étape l’idée. Après avoir analysé son marché, il faut passer à l’action.   N’ayez pas peur de l’échec, foncez, car apprendre de ses erreurs vous rend meilleur !

Suivre Jimmy Delage :

InstagramEqual for AllWelmo

Orientation: Les multiples facettes de Giusi dans le digital

Orientation: Les multiples facettes de Giusi dans le digital

Giuseppina alias Giusi pour les intimes fait partie de la génération des Slasheuses. Elle travaille comme responsable de la com’ digitale pour la Solvay Business School de Bruxelles mais elle est aussi rédactrice et créatrice de contenus pour son blog en plus de sa chaine Youtube nommé “Pie in the Sky”. Cette jeune slasheuse de talent a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle dans une interview exclusive:

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous parler de votre métier et de votre activité en ligne?

Giuseppina Genduso – Actuellement, je suis responsable de la Communication Digitale et Institutionnelle de la Solvay Brussels School au sein de l’Université Libre de Bruxelles. C’est un métier où j’en apprends tous les jours et qui est, en quelque sorte, en prolongement de mes passions qui sont elles aussi fortement liées au domaine du digital.

Je suis également une grande passionnée de cuisine saine et végétale. J’adore laisser libre court à mon imagination et créer de nouvelles recettes que je partage avec ma jolie communauté. La cuisine c’est mon anti-stress et c’est ma meilleure façon de communiquer avec les gens qui m’entourent.

Au quotidien, je possède aussi plusieurs casquettes professionnelles puisqu’à côté de mon travail à temps plein, je suis également professeur certifiée de Zumba et créatrice de contenus pour mon blog, ma chaîne YouTube et d’autres partenaires qui font parfois appel à moi pour créer du contenu sur leurs propres plateformes. Des métiers différents mais tellement enrichissants ! Je ne pourrais plus vivre sans !

Quel est votre cursus scolaire en supérieur ?

Avant d’entrée à l’université, je savais déjà qu’il me fallait faire des études littéraires où je pourrais justement lire, écrire et inventer. Toute jeune, j’ai toujours été entre l’extravertie et la timide. Je pense que comme tous les jeunes, j’avais peur de m’affirmer et surtout d’assumer qui j’étais. Une fois à l’université, j’ai décidé de changer cela et de profiter de chaque instant en étant « moi » toute entière.

J’ai donc réalisé un Bachelier en Journalisme et Communication à l’Université Libre de Bruxelles suivi d’un Master en Communication des Entreprises où j’ai découvert de nouvelles passions « la communication institutionnelle et la communication digitale ». Pendant mes années de Master je me suis réellement dévouée à mes études qui pour moi ont été mes plus belles années à l’université. J’ai eu la chance de réaliser deux superbes stages, l’un en Communication Marketing chez Emakina, et l’autre en Social PR chez Voice Agency. Enfin, pendant mes études, j’ai aussi travaillé en tant qu’étudiante en communication institutionnelle aux côtés de Louis Grippa, gérant de Clepsydre Communication. C’est vraiment grâce à ces personnes que j’ai su que je voulais travailler dans l’institutionnel et dans le digital.

Enfin, la concrétisation de ces années d’études s’est terminée par mon mémoire dans le domaine du Neuromarketing, où j’ai découvert un réel mentor Jacques François qui m’a guidé, mais qui m’a aussi fait comprendre que le monde évoluait et qu’il me fallait évoluer avec lui pour le comprendre. Une belle expérience !

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

Lorsque j’ai quitté les bancs de l’unif, j’ai directement pris la décision de prendre du temps pour moi avant de me lancer dans le milieu professionnel. J’avoue que l’énergie dépensée dans mes études, mes stages et mon mémoire m’avait quelque peu épuisée.

Au début, j’avais décidé de prendre « seulement » 3 mois pour profiter de mes proches et de mes passions. Seulement voilà, j’ai affronté la dure réalité du monde du travail et plus particulièrement cette difficulté à trouver du travail. Ma recherche d’emploi a été très difficile jusqu’à en faire une dépression.

C’est à ce moment précis, que j’ai décidé de lancer ma chaîne YouTube et de m’y consacrer pleinement. Je me suis dit que c’était le moment pour moi de m’améliorer, de me former via diverses lectures et formations en ligne et…d’oser ! Cette période a été très révélatrice pour moi puisque j’ai aussi décidé de m’accepter comme j’étais, de m’aimer toujours plus chaque jour et d’assumer chaque actions entreprises dans mon quotidien.

Quelques mois après m’être pleinement investie dans cette nouvelle aventure de youtubeuse, j’ai trouvé mon emploi à la Solvay Brussels School et je me sens vraiment accomplie !

Quel a été le déclic pour créer votre chaîne YouTube ?

Au-delà du fait de ne pas trouver d’emploi, ce qui m’a vraiment boosté c’est cette envie de partager avec les gens. Je tenais déjà mon blog www.likepieinthesky.com à l’époque et je sentais qu’il me manquait quelque chose pour m’exprimer complètement et transmettre plus de ma personne.

Enfin, mon objectif était de montrer qu’il était possible d’être végétalienne à tendance végane en toute simplicité. Comme j’ai toujours adoré cuisiner, je voulais vraiment aller plus loin dans le partage de mes recettes, les rendre vivantes. Aujourd’hui, ma chaîne est qualifiée de lifestyle, mais elle me représente vraiment : on y trouve de tout, sans chichis et partagé avec amour.

Cette interview te plait ? Épingle-là sur Pinterest 😉

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le fait de réaliser des vidéos ?

Le partage. J’aime partager avec ma communauté que ce soit autour du végétalisme ou non. Ma communauté n’est pas particulièrement « pro » quelque chose et c’est ce qui fait que je l’aime encore plus. J’aime aussi le partage entre mes abonnés lorsqu’ils se répondent entre eux et se donnent des conseils.

J’aime créer. J’aime apprendre de nouvelles choses en montage vidéo. C’est un moyen d’exprimer sa créativité qui me plaît beaucoup !

Enfin, j’apprécie pouvoir apporter de l’information aux gens sur base de mes propres expériences que ce soit sur le végétalisme, le véganisme, l’alimentation responsable, l’acceptation de soi et de son corps, etc. Par moment, j’ai le sentiment que certaines valeurs fondamentales se perdent alors j’essaye d’entretenir celles qui me tiennent à cœur au sein de ma communauté (le respect, l’amour de soi, etc).

Comment se passe une journée ou une semaine type avec vous ?

Je pense qu’il faut s’accrocher aha ! Mes journées commencent très tôt (sauf le dimanche matin) et se termine assez tard (22h). Généralement, après ma journée de travail, je file à ma salle de sport ou à mon cours de Zumba. Ensuite, je prépare à manger ou teste de nouvelles recettes. Parfois, je finis sur mon canapé à monter mes vidéos, rédiger un article sur le blog ou penser déjà à mes futurs vidéos ou articles. Bon…il y a d’autres soirs où je m’étale littéralement sur le canapé devant une bonne série et où je m’endors en plein milieu… 😊

En revanche, il m’arrive souvent de faire une « digital detox » lors d’un weekend histoire de me recentrer, de profiter des moments précieux avec ma famille et de profiter des petits instants magiques que me procure la vie.

Quels sont vos rêves ou futurs projets ?

J’ai un grand projet en tête que je ne mentionnerai pas ahah mais qui est liée au végétalisme! A l’heure d’aujourd’hui, je suis heureuse dans ma vie, mais j’aimerais vraiment développer mon activité de créatrice de contenu en ligne et surtout ma chaîne YouTube. Ca me parle vraiment !

J’aimerais aussi réaliser un voyage ou du moins rencontrer d’autres cultures, d’autres vision du monde. Je pense que c’est important de s’ouvrir au monde et aux autres.

Tant qu’on est dans le rêve, j’aimerais tellement construire mon earth ship…à méditer !

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

Si vous souhaitez vous lancer dans n’importe quel projet :

1) Oser ! Je pense qu’attendre le bon moment en voyant d’autres personnes développer des concepts proches au vôtre n’est pas la meilleure des choses. Si vous avez une idée, un projet qui vous fait vibrer au plus profond de vous, foncez ! On ne vit qu’une fois.

2) Restez fidèle à vous-même, soyez authentiques ! Avec le temps, il y a beaucoup de facteurs qui vous pousseront à douter de vous, de qui vous êtes, mais finalement les gens finiront quand même par décerner le vrai du faux dans votre personnalité, alors autant jouer cartes sur table dès le début.

3) Acceptez l’échec. Dans un projet tout n’est pas rose et ça fait partie du jeu. Le principal c’est de se préparer au bon comme au mauvais.

4) Croyez en vous et en vos compétences. Il y aura toujours quelqu’un pour vous rabaisser ou vous faire sentir que votre projet ne tient pas la route, mais ce qui compte c’est que VOUS y croyez.

5) Ayez confiance qu’en vous-même. Le monde des bisounours ça n’existe pas. Dans le milieu de l’entreprenariat, vos alliés ne se comptent que sur les doigts d’une main… !

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Brand Story: OneHouseStand, la location d’espaces de rêves pour vos events

Brand Story: OneHouseStand, la location d’espaces de rêves pour vos events

Louer une magnifique Villa pour faire une soirée d’anniversaire ou encore une réception pour un baptême, baby shower, meeting, teambuilding. Voilà l’idée génial de OneHouseStand, une plateforme online qui met en relation les propriétaires des lieux et les futurs locataires éphémères. C’est le concept ingénieux créé par deux jeunes entrepreneurs belges Emanuele Butticé et Maurizio Chicco. Emanuele a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo pour une interview exclusive.

Photo: Emanuele Butticé (à gauche) & Maurizio Chicco (à droite)

«MADEMOISELLE ERGO»Pouvez-vous nous décrire le concept “OneHouseStand” ?

Emanuele Butticé (CEO & Co-Fondateur) – OneHouseStand est une plateforme permettant aux particuliers et aux entreprises d’organiser, en 5 clics, leurs événements dans des lieux privés et exclusifs. Une réservation se déroule en ligne de la façon suivante :

1) Choix d’un lieu unique (loft, villa, penthouse, maison, etc)

2) Choix d’un traiteur

3) Choix des boissons

4) Choix des animations & matériel

5) Validation de la réservation

 

Pour quelles raisons avez-vous créé cette plateforme ?

Tout le monde, ou presque, sera d’accord qu’une soirée appart entre amis est toujours plus sympa qu’une sortie en boîte de nuit ou dans un bar. Le concept est né comme ça, le but était de recréer pour nos clients le contexte cosy de ces soirées. Ensuite, suite à de nombreuses demandes de la part d’entreprises, nous nous sommes également concentrés sur ce créneau là. Aujourd’hui, des sociétés comme L’Oréal, Nutella, Nivea ou encore Proximus organisent leurs événements sur OneHouseStand.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Je suis ingénieur de gestion (Solvay).

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Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

J’ai lancé un premier projet entrepreneurial dans la foodtech, très similaire à Menu Next Door. Cela marchait plutôt bien, mais pas assez. J’ai donc décidé de lancer un autre projet (OneHouseStand) avec mon associé et pote d’enfance, Maurizio Chicco, qui bossait à ce moment là en Asset Management à Milan.

Comment vivez-vous le fait d’être entrepreneur et chef d’entreprise?

Bosser avec une équipe au top, avoir un produit sexy qui fonctionne… on ne peut pas demander mieux ! Après, faut le savoir aussi, c’est une véritable montagne russe émotionnelle. Certains jours on se sent invincibles et d’autres jours pas tellement. Faut avoir les nerfs solides.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le fait d’être entrepreneur?

L’émerveillement de nos clients. En effet, on n’essaie pas de simplement leur vendre quelque chose à tous les coûts… on leur vend une expérience inoubliable !

Quels sont vos rêves et projets futurs?

Nos projets futurs sont d’étendre OneHouseStand à plusieurs nouvelles villes belges avant de nous développer à l’international.

Photo: OneHouseStand – tous droits réservés

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

Réalisez vos premières ventes le plus rapidement possible ! Ne perdez pas de temps à essayer de créer le produit « parfait », de tout façon il ne le sera jamais. Plutôt, construisez un MVP, testez-le auprès de votre cible et la machine sera lancée.

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Orientation: Laura Hidalgo, le visage très prometteur des étudiants libéraux

Orientation: Laura Hidalgo, le visage très prometteur des étudiants libéraux

Laura Hidalgo est présidente de la fédération des étudiants libéraux (FEL) et présidente des Jeunes MR d’Anderlecht. Cette jeune femme ambitieuse et dynamique cultive un charisme unique pour son jeune âge. Elle qui dirige de main de maître 2 fonctions très prenantes en cumulant ses études en droit. Laura a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo dans une interview exclusive.

Photos: Laura Hidalgo – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire votre poste de présidente de la fédération des étudiants libéraux (FEL) et votre poste de présidente des Jeunes MR Anderlecht ?

Laura HidalgoMon poste consiste à représenter les étudiants libéraux dans les campus universitaires et dans les hautes écoles en Wallonie et à Bruxelles. Nous sommes très présents dans les universités comme ULB, UCL, UMons, ULiège, LLN, USLB et ICHEC. Notre spécialité, c’est les conférences afin d’informer les étudiants sur certains sujets et qu’ils puissent avoir un esprit critique plus forgé pour comprendre ce que pense les libéraux.

En interne, mon travail sert à coordonner toutes les activités au niveau national et garder des contacts avec les Présidents de section. Il y a peu nous avons fait un Congrès sur le “Compromis à la belge” ainsi que sur la “Réforme de l’Enseignement obligatoire”. Forcément, je dois vérifier les agendas des cercles pour les conférences et les activités sinon ce n’est pas pratique que tous les cercles organisent au même moment leurs conférences! On essaye au mieux de se coordonner afin de se soutenir mutuellement. Évidemment comme nous avons un bureau politique (deux fois par mois minimum), j’essaye de trouver toujours un ou deux sujets où nous pourrions avoir un avis tranché,  dernièrement, on a eu un débat sur la “légalisation du cannabis”.

En tant que présidente, je dois voir si nos campagnes ont bien été distribuées dans les campus et les retours qu’on en a eu. Je m’occupe aussi de la communication sur certains sujets par exemple la fédération des étudiants francophones (FEF) qui réagit au décret Marcourt ou alors sur des propos de certains de nos politiciens sur des sujets qui touchent les étudiants. Le corps business du FEL c’est le libéralisme et la jeunesse. Nous essayons au mieux de comprendre le monde d’un point de vue libéral et de toujours mener à la réflexion nos membres. Il y a aussi la jeunesse qui est comprise au sens large pour nous, car on se concentre tant sur le pacte d’excellence qui touche les adolescents que sur le marché du travail qui se focalise sur les jeunes adultes.

Photos: Laura Hidalgo – tous droits réservés

Nous avons un journal qui s’intitule “Libertines” dont le but est que ça soi fait par des étudiants pour des étudiants. Tout le monde y contribue. On a la chance d’avoir un très bon rédacteur en chef cette année. C’est d’une grande richesse, car chacun a la possibilité de décider le sujet de son article. Il y a une grande liberté au sein de notre Fédération dont j’attache beaucoup d’importance. Personnellement, j’ai toujours un plaisir à lire ce qu’ils écrivent, car parfois il y a des sujets dont même la FEL n’a pas un avis tranché ou n’a jamais discuté de cela et ça m’incite à en discuter en interne. Il y a toujours des rebondissements et des nouveautés dans nos avis, car nous sommes toujours menés à une réflexion philosophique libérale perpétuelle.

Je suis aussi Présidente Jeunes MR d’Anderlecht. Par ce poste, j’analyse ce qui se passe dans la commune d’Anderlecht et je représente les jeunes anderlechtois libéraux. La tranche d’âge est plus grande ici, nous sommes sur du 15-35 ans. On organise surtout des activités dans la commune pour mettre en avant celle-ci et ses habitants, mais aussi vis-à-vis des autres bruxellois. On a pu dernièrement faire découvrir une nanobrasserie atypique!

Quel est votre cursus en supérieur?

Je suis étudiante en 3e année du bachelier de droit bilingue français-anglais à l’Université de Saint-Louis de Bruxelles.

Quels sont vos projets à la fin de tes études?

Si possible, je souhaiterais devenir avocate. Pour mon master, je vais choisir une spécialisation en droit européen, car la politique européenne, c’est ce qui me passionne le plus! D’ailleurs à la fédération, nous avons fait une campagne sur l’Europe et nous avons même une doctrine européenne. Le futur pour moi c’est le projet européen.

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Quel a été le déclic pour vous lancer en politique ?

Les dernières élections communales d’octobre 2012! J’avais 18 ans et je devais aller voter. Je trouvais que donner mon vote à un parti politique n’était pas anodin alors je m’étais donc intéressée aux différents programmes des partis. Il est vrai que cet intérêt vient aussi de mon caractère, car je trouve cela important de s’intéresser à ce qui se passe autour de nous et de s’instruire. Je n’adhère pas à ceux qui disent que voter ne sert à rien, car un vote plus un ne vote ça fait beaucoup. En conclusion, j’ai eu plus d’affinités et d’intérêts avec le programme du MR. Je m’intéresse beaucoup à la politique européenne et j’adore Guy Verhofstadt. Après quand je suis devenue étudiante à Université de Saint-Louis, je ne voulais pas simplement être une étudiante classique (NDLR: Laura sourit et confie que déjà en secondaire, elle était déléguée de sa classe) et je voulais vraiment m’engager dans quelque chose où on pouvait mener des actions. Dès mon premier jour à l’unif, j’ai rencontré un ami qui était aussi libéral et qui voulait s’inscrire dans le cercle des étudiants libéraux. C’est comme ça qu’a démarré mon aventure dans la politique !

Comment un jeune peut-il se lancer en politique ? Quelles sont les démarches/étapes à suivre?

Il suffit de se rendre sur le site du parti (de son choix) et de faire son inscription en ligne. Mais je dirais surtout qu’il est important de suivre l’actualité de nos élus déjà actifs en politique afin de comprendre ce qu’il se passe. Les réseaux sociaux sont d’une aide pour les jeunes énormes! Il ne faut pas hésiter à aller à des conférences et des afterworks organisés par les partis ou des cercles.

Après cela dépend de sa tendance, est-ce qu’on se voit plutôt socialiste ou libérale, mais dans tous les cas, il vaut mieux aller voir partout d’abord et ensuite se décider. Je conseille vivement d’aller à la rencontre des membres à l’intérieur des partis et de discuter avec eux lors des évènements (conférences/afterworks). Je tiens à souligner qu’il faut  avoir un bon esprit critique notamment sur les réseaux sociaux (ex: Twitter) par exemple concernant les réactions des différentes personnalités politiques. Je conseille aussi de lire les journaux (papier et/ou numérique) minimum deux, ce qui permet de vérifier la véracité de l’information aussi et pour rester au courant de l’actualité dans le monde. Personnellement, j’ai mon propre rituel qui est de lire deux journaux (Le Soir et La Libre) puis un journal qui s’intéresse à la politique européenne (politico) puis durant la journée je regarde ce qu’il se passe sur Twitter/Facebook.

Photos: Laura Hidalgo – tous droits réservés

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans la politique ?

Les rencontres avec les gens que ce soit de tous les bords. Je trouve que même si on a des opinions différentes, on finit toujours par apprendre des choses et trouver un consensus à la belge. Ce qui me plait dans les rencontres c’est qu’on apprend toujours de l’autre. Pour ma part, je suis une libérale convaincue, mais je ne dis pas non plus que j’ai raison à 100% à chaque fois. Je trouve ça important de garder une ouverture d’esprit avec les autres, car sinon on n’avance pas.

Photos: Laura Hidalgo – tous droits réservés

Comment arrivez-vous à gérer votre emploi du temps ? à combiner vos études et vos activités politiques?

On me pose souvent la question, mais il faut savoir que j’ai déjà un horaire fixe au niveau de l’université. C’est vrai que parfois j’ai des travaux qui se rajoutent, mais comme je peux anticiper dans le sens où je sais déjà qu’elles sont les dates où je dois rendre mes travaux pratiques alors j’arrive à tout coordonner. Je fixe cela dans mon agenda et avec mon staff de la FEL on regarde ce qui est le mieux pour faire une réunion, assister à des conférences ou des formations. J’essaye d’anticiper le tout afin de pouvoir avoir le temps d’étudier, d’assister à des conférences ou des réunions et sortir avec mes amies pour prendre un verre en ville afin de parler d’autres choses (même si j’adore parler de politique).

Comment se passe une journée ou semaine type avec vous ?

Je vais prendre le lundi comme exemple, car tous les jours c’est différent chez moi, mais ce jour-là c’est presque fixe. Le matin, j’ai toujours une réunion classique avec mon staff pour faire le point. S’il y a un bureau politique ou un conseil d’administration dans la semaine alors je prépare à l’avance avec le staff de la FEL ainsi que les Présidents l’ordre du jour.  On analyse l’actualité ainsi que les activités de la semaine forcément. J’essaye d’aider au mieux les cercles, car parfois ils peuvent avoir des soucis avec l’administration dans la gestion des salles ou il arrive qu’ils aient besoin d’aide pour trouver un invité au plus vite, forcément quand on est plusieurs on a plus d’idée. L’après-midi, je vais à mes cours et le soir je révise mes cours comme une étudiante normale.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

Inscrivez-vous tout de suite dans une ASBL ou un parti politique. Il y va de notre intérêt à tous. Soyez les acteurs de demain! Lisez la presse écrite tous les jours. Cela doit devenir un réflexe! Ce genre d’expérience nous permet d’en apprendre beaucoup sur soi-même. Quand je vois, à titre personnel, mon évolution entre mes 18 ans et maintenant, j’ai beaucoup changé (positivement) et c’est notamment grâce à mon engagement. Je démontre tous les jours avec mon poste de Présidente de la FEL qu’une femme peut être à la tête pour la première fois depuis son existence. C’est clairement un tournant et je montre qu’on est tout aussi capable que les hommes d’avoir des opinions sur divers sujets citoyens. La phrase que je sors souvent à mon entourage quand ils hésitent à s’inscrire quelque part  c’est “il faut s’engager pour ses idées et les défendre pour les voir aboutir » pour les motiver.

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