Lifestyle: Briller de Santé avec la rayonnante Élodie

Lifestyle: Briller de Santé avec la rayonnante Élodie

Après 7 années dans l’enseignement, Élodie se lance à 100% dans son business avec Briller de Santé. Cette ancienne prof reconvertie en coach bien-être et en alimentation saine partage ses recherches, astuces, bon plans au travers de son site et de sa chaine Youtube avec sa communauté. Comment prendre soin de soi et de sa santé en version 3.0, c’est ce que nous livre Élodie dans cette interview exclusive accordée à Mademoiselle Ergo. 

Photos: Élodie de Briller de Santé – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire en quoi consiste Briller de Santé?

Élodie Leclercq – Briller de Santé est une jeune entreprise que j’ai créé en août 2016. On y parle de nutrition, de bien-être, de santé et de développement personnel. Je partage tous mes conseils à travers les différentes plateformes telles que mon blog mais aussi Youtube, Instagram, Facebook et d’autres réseaux sociaux. J’y propose des accompagnements en tant que coach mais aussi des ebooks et des programmes en ligne que tout le monde peut suivre partout dans le monde. Je propose également plusieurs fois par an des ateliers de cuisine et des conférences.

Pourquoi avoir créer ce projet ?

J’ai créé Briller de Santé suite à de gros problèmes de santé que j’ai moi-même rencontrés. En 2013, suite à des changements hormonaux,  je suis tombée en épuisement chronique, tout mon corps a lâché. J’ai longtemps erré dans le monde médical sans avoir aucune réponse ni solution. Les médecins disaient que c’était dans ma tête et que la maladie était chronique donc à vie. Je n’ai pas accepté cette réponse. J’ai alors commencé à faire mes propres recherches. J’ai étudié la nutrition, les remèdes naturelles, les pathologies chroniques… par moi-même. J’ai modifié mon alimentation et mon mode de vie, l’impact fut énorme! Mon état s’est amélioré de jour en jour et il y avait en moi cette envie irrésistible d’à mon tour aider les autres à retrouver la pleine santé. Au moment où je me suis plongée dans le développement personnel, j’ai découvert le monde de l’entreprenariat sur le web, j’ai lâché toutes les peurs et je me suis lancée!

Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre métier de coach bien-être et nutrition ? Quels types de formations faut-il suivre ?

J’accompagne les personnes à travers des séances de coaching individuel, des ebooks ou des programmes en ligne que je crée régulièrement. Je les aide à rééquilibrer leur alimentation en fonction de leur profil (car nous sommes tous différents) mais aussi à créer un mode de vie qui leur convient. Ma philosophie à travers Briller de santé est de travailler sur tous les piliers : la nutrition, le corps, la gestion du stress et des émotions, le développement personnel… . Tout est une question d’équilibre et d’écoute de soi.

J’ai suivi la formation de Taty Lauwers “L’alimentation ressourçante et le profilage alimentaire”, pour le reste, je fais confiance à l’école de la vie 😉 J’expérimente et j’apprends beaucoup par moi-même et au contact des autres. Je suis également plusieurs conférences ou séminaires par an.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Au départ, je voulais devenir danseuse. J’ai donc fait 2 ans d’études en danse au Lycée Martin V. Si j’avais réellement écouté mes désirs, j’aurais été jusqu’au bout de ce rêve mais malheureusement, j’ai eu peur de la différence, de l’échec et d’aller vers un mode de vie alternatif, du coup, j’ai tout abandonné. J’ai donc entamé un cursus classique à l’université (UCL) de Louvain-La-Neuve en langues et littérature (anglais/espagnol) pour devenir enseignante. Cela n’aura duré qu’un an. L’université, ce n’était pas pour moi, trop de théorie, pas assez de sens et de créativité. Je savais que je voulais enseigner mais j’étais un peu perdue. En sortant de l’école secondaire, j’avais hésité avec des études pour devenir institutrice primaire, du coup je me suis dirigée vers ce choix. Je vais être tout à fait honnête, je n’ai vraiment pas aimé ces 3 ans de baccalauréat mais je suis allée jusqu’au bout car j’aimais transmettre et à l’époque, je me voyais bien dans un mode de vie bien rangé. Au bout de 7 ans d’enseignement, je ne me sentais plus du tout à ma place. Trop de routine et pas assez de liberté et de créativité à mon goût. C’est lorsque j’ai créé Briller de santé que tout s’est éclairé.

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Comment se passe une journée ou semaine type avec vous ?

Comme je le dis souvent, rien n’est permanent. J’aime varier l’organisation de mes journées, ça apporte du renouveau dans mon quotidien! Je commence toujours ma journée par une routine du matin. Je pratique du yoga, de la médiation et d’autres rituels. Cela me permet de démarrer la journée alignée et plus concentrée pour travailler. Ensuite, je prends souvent 1h pour répondre aux mails, aux messages et aux commentaires sur les réseaux sociaux. L’après-midi, je crée du contenu, des nouveaux programmes ou je travaille sur divers projets. J’ai appris à ne plus travailler après 18h sauf événement exceptionnel. Pendant 2 ans, j’ai géré mon boulot d’institutrice à plein temps tout en développant de Briller de santé. Quel challenge! J’étais épuisée mais je ne voulais rien lâcher. Désormais, je bosse exclusivement pour mon entreprise et j’ai cette chance d’organiser mes journées comme je le désire. Je suis vraiment mon intuition et je travaille en fonction de mon énergie et de ma créativité. Chaque semaine, je consacre une journée au tournage de plusieurs vidéos, cela me permet d’être tranquille pour 2 semaines et de ne pas devoir enregistrer tous les jours. J’aime beaucoup regrouper les tâches, je me sens plus efficace. Par exemple, le dimanche, je prépare mon planning de la semaine et je crée mes visuels et citations pour 10 jours environ. Je travaille très peu le week-end, je consacre simplement 1 à 2h aux réponses de mails urgents et je veille à rester présente sur les réseaux sociaux.

Quels sont vos rêves et projets futurs ?

J’ai récemment quitté la Belgique pour rejoindre des amis dans le sud de la France afin de collaborer avec eux sur un projet d’espace membre en ligne. C’est un projet énorme dans lequel on proposera des tas d’outils en nutrition et en bien-être. J’ai vraiment l’intention de continuer à développer “Briller de santé” à travers des formations en ligne mais aussi des ateliers et des conférences. Je veux aider un maximum de personnes à briller de santé et à oser vivre pleinement cette merveilleuse vie! Je vais également beaucoup voyager car mon boulot me permet de travailler d’où je veux dans le monde. Je rêve d’écrire un livre et de sortir mes ebooks de recettes en version papier.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait de créer des contenus vidéos, podcasts, etc ?

Partager et transmettre! L’enseignement est en moi, ce n’est pas pour rien que je me suis dirigée vers ce genre de cursus à la sortie de l’école. J’adore aider et accompagner les autres en partageant mes conseils, mes astuces et mon expérience. La vidéo est un outil fantastique pour répandre un message à un maximum de personnes. La création de contenu demande beaucoup de créativité et d’imagination, ça me rend vivante de pouvoir créer quelque chose de A à Z!

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

Foncez! Je sais qu’on est souvent rempli de peur et on entend souvent dire “c’est dur d’être indépendant”. Il y a encore tellement de croyances à ce sujet! Faites ce qui vous fait vibrer le plus et suivez votre cœur! On a tous un talent à partager au monde et vous n’êtes pas seuls! La vie d’entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille, il y a des hauts et des bas comme dans tout autre métier mais on évolue et on en apprend énormément sur soi-même et sur la vie. Entourez-vous de personnes bienveillantes qui croient en votre projet et surtout, trouvez votre “pourquoi” (intention de votre projet) et ne le perdez pas de vue, c’est lui qui vous guidera vers la réussite et l’épanouissement.

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La vie est une incroyable aventure! Parfois il y a trop de règles! Ne donne pas le pouvoir aux autres, tu es maître de ta vie et tu as le droit de choisir ce qui est bon pour toi! La vie est surprenante! On ne sait jamais ce qu'elle nous réserve alors profite, savoure et éclate-toi! La vie est simple! Avouons-le, on a souvent l'art de compliquer les choses. Allons à l'essentiel, revenons aux bases, à nos racines et à l'écoute profonde de notre coeur. Passe un merveilleux dimanche rempli de joie et d'amour ♡♡♡ #citation #quote #coach #joie #goodvibes #bonheur #happy #lifestyle #modedevie #developpementpersonnel #bienetre #photo #portrait #blogueuse #beauty #belgianblogger #photography #nature #naturel #bienetre #brillerdesante #healthylife #healthy #santé #amour #healthylife #healthy #goodvibes #pleineconscience #conscience #amour #spiritualité #spirituel

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Orientation: Ekko Studio, une nouvelle façon de faire du graphisme

Orientation: Ekko Studio, une nouvelle façon de faire du graphisme

Charlotte Dumoulin, jeune entrepreneuse liègeoise basée à Bruxelles, a fondé son propre studio de création graphique nommé “Ekko Studio”. Elle a réinventé la manière de faire du graphisme et propose aussi la création de site web sur-mesure. Découvrez son portrait dans cet entretien exclusif accordé à Mademoiselle Ergo:

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire votre métier et le concept de EKKO studio ?

Charlotte Dumoulin – Le concept de EKKO Studio est très simple, c’est un studio de graphisme, de création de sites internet et de traduction (de contenus web principalement). En tant que graphiste, je conçois des logos, des cartes de visite, des flyers/dépliants promotionnels ou encore des affiches originales. Je m’occupe également de la mise en page de magazines ou de la création de plaquettes de présentation pour des entreprises et/ou des particuliers. Pour la  traduction, je travaille en français, en anglais et en espagnol et mes partenaires se chargent du néerlandais. Il m’arrive souvent de devoir réaliser un visuel dans une autre langue que le français, je peux alors utiliser mes connaissances linguistiques et mettre à profit ma formation en traduction. Face à la demande croissante, je me suis également spécialisée dans la conception de sites internet. Là, je me charge de toute la partie design et je confie la partie « réalisation technique » à mes partenaires, une petite équipe de web developers ultra créatifs (si, si, ça existe!) basée à Bruxelles également. En parallèle, et depuis plusieurs mois maintenant, je me suis lancée dans l’aventure du blogging avec « Réflexions d’une jeune entrepreneure », un blog où je publie chaque semaine un nouvel article qui parle de mes difficultés, de mon ressenti et de mes expériences en tant que porteuse de projet à ses débuts.

En quoi consiste votre métier de graphiste/web designer?

Le métier de graphiste/web designer est un job très créatif, c’est-à-dire que je vais donner vie aux idées des gens et les aider à créer une identité visuelle propre pour leur projet. Généralement, mes clients m’expliquent leurs besoins et leurs attentes et moi je me charge de mettre leurs idées en forme en proposant plusieurs pistes graphiques originales. Le métier de graphiste/web designer est vraiment varié, cela va de la mise en page d’un magazine d’architecture à la création d’un logo pour un professeur de guitare en passant par la conception d’un autocollant promotionnel géant pour un nouveau resto ou le design d’un site web de vente de carrelages italiens. Je travaille avec les trois principaux programmes de création graphique à savoir InDesign, Illustrator et Photoshop.

Quel est votre cursus académique ?

J’ai fait un bachelier de 3 ans en communication dans une Haute-École liégeoise. Une fois mon diplôme obtenu, j’ai directement enchainé avec 5 années d’études en langues modernes et traduction (FR-EN-ES) à l’Université de Liège. Pour ce qui est de l’infographie, j’ai commencé très jeune et ai essentiellement appris de manière autodidacte. Après deux années passées en Espagne, je suis rentrée en Belgique et ai suivi une formation en cours du soir en conception graphique à Saint-Luc (Bruxelles) afin de me perfectionner. J’ai obtenu mon diplôme en juin dernier.

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Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

Au sortir de mes études à l’Université, je suis partie en Espagne après avoir obtenu une bourse de Wallonie-Bruxelles International (WBI). Grâce à celle-ci,  j’ai eu l’occasion d’enseigner le français dans une école secondaire espagnole pendant un an. Ce séjour m’a permis de voyager, de vivre une première expérience professionnelle et de perfectionner mon espagnol. Après cette année, je suis restée un an supplémentaire en Espagne comme salariée dans une Académie de langues. A mon retour, je me suis installée à Bruxelles (NDRL: Charlotte est originaire de Liège) et j’ai travaillé comme conseillère de vente chez “Zadig & Voltaire” pendant un peu plus d’un an, c’est là que j’ai rencontré Anna Bassano de Branding with ethics. C’est suite à cette expérience que j’ai décidé de me lancer à mon compte en me faisant aider par la Coopérative d’activités JobYourself. C’est une envie qui me trottait en tête depuis très longtemps et j’ai senti que c’était le bon moment pour me lancer.

 Pouvez-vous nous expliquer comment se passe l’accompagnement avec JobYourself ?

Bien sûr ! En deux mots, JobYourself est une Coopérative d’activités qui permet aux porteurs de projet de se faire accompagner et de tester leur idée sur le terrain sans prendre de risques (financiers, notamment).  Pour pouvoir rentrer dans le programme, il faut répondre à certaines conditions (toutes les infos se trouvent sur leur site www.jyb.be).

Pour faire court, l’accompagnement se déroule en 2 phases:

  • La phase de préparation (de 6 mois maximum) qui peut se faire en groupe ou individuellement (au choix) et au cours de laquelle le candidat entrepreneur prépare son projet, le modifie et l’affine.
  • La phase de test (de 18 mois maximum) au cours de laquelle le candidat entrepreneur qui se sent prêt teste véritablement son projet en “grandeur nature”.

En ce qui me concerne, je suis actuellement en phase de test. Pour celles/ceux qui souhaitent connaître un peu mon expérience personnelle, j’ai écrit un article à ce sujet il y a quelques mois!

 Comment vivez-vous le fait d’être freelance?

Je suis très heureuse d’être freelance. J’ai la chance d’avoir une situation qui me le permet, si j’avais 4 enfants à charge, ce ne serait sans doute pas possible donc je saisis l’opportunité. Ce que je préfère, c’est de pouvoir organiser mon temps et mon travail comme je le souhaite et de pouvoir travailler de partout dans le monde avec mon ordinateur (je voyage à la moindre occasion). Je trouve cela fantastique de pouvoir être une digital nomad. J’aime également le fait d’être ma propre patronne. Bien entendu, il y a des côtés plus négatifs, il n’est pas toujours simple de gérer la solitude, le manque de stabilité financière (au début en tout cas) et les aspects administratifs. Mais au final, pour moi, ça en vaut la peine.

Comment se passe une journée ou semaine type avec vous ?

Aucune journée ou semaine ne se ressemble. C’est tout le temps différent et j’enchaîne les rencontres, le travail de terrain et les déplacements professionnels avec le travail à domicile ou en espace de co-working. J’adore rencontrer de nouvelles personnes et d’autres porteurs de projets inspirants mais j’aime aussi me retrouver seule derrière mon ordi pour bosser. Le tout, c’est de trouver un bon équilibre. Pour ce faire, j’essaie de garder une bonne hygiène de vie en faisant un maximum de sport, en passant du temps avec mon amoureux (qui est super indulgent avec moi!) et en voyant mes amis et ma famille le plus régulièrement possible.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre activité ?

La créativité, sans hésiter. C’est essentiel pour moi et j’adore l’exprimer au travers des différents projets que je réalise, tant pour mes clients que pour mes lecteurs à travers mon blog.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer?

Mon premier conseil, c’est de bien réfléchir à ce que tu aimes réellement et à ce que tu t’imagines faire tous les jours car face aux obstacles inhérents au lancement d’un projet, si tu n’es pas un minimum passionné(e), cela risque de ne pas fonctionner à moyen ou long terme. Mon deuxième conseil, c’est de ne pas hésiter à te faire aider, que ce soit par des Coopératives d’activités, d’autres entrepreneur(e)s ou par des gens qui se sont déjà lancés. Enfin, mon dernier conseil (et le plus important!) est de te jeter à l’eau sans attendre que tout soit parfait car sinon tu risques de ne jamais le faire et de le regretter par la suite!

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Orientation: Baluchonneur·se et si c’était vous que nous cherchions ?

Orientation: Baluchonneur·se et si c’était vous que nous cherchions ?

Baluchon Alzheimer Belgique, une association qui procure du répit et un soutien aux aidants proches d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer (ou d’une démence apparentée), recherche de nouveaux baluchonneur.ses pour aider encore plus de familles à maintenir leur proche à domicile. Découvrez le fonctionnement du rôle des baluchonneurs.ses dans cette interview exclusive:

 

«MADEMOISELLE ERGO»Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste l’association “Baluchon Alzheimer Belgique” ? 

Sandrine Vandermaesbrugge, Directrice de Baluchon Alzheimer Belgique ASBL Baluchon Alzheimer Belgique est une association unique dans son concept et qui procure du répit et du soutien aux aidants proches d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer (ou d’une démence apparentée), sans avoir à déplacer cette personne hors de son milieu de vie.  Il faut noter que Baluchon Alzheimer est un service proposé à toutes les familles concernées, quel que soit le stade d’avancement de la maladie. Le « baluchonnage » est un concept original né au Québec en 1999 sous l’impulsion de Marie Gendron. Cette Québécoise, infirmière et docteur en gérontologie de l’Université de Liège, a créé Baluchon Alzheimer en vue d’apporter une réponse spécifique aux aidants proches confrontés quotidiennement à la maladie d’Alzheimer et souhaitant garder leur proche le plus longtemps possible à domicile. En Belgique, l’Association existe depuis 2003 et a vu le jour à l’initiative du mécène le baron Evence Coppée. Aujourd’hui, Baluchon Alzheimer vit principalement grâce au mécénat privé. En moins de 15 ans, nous sommes arrivés à développer nos activités et offrons en moyenne (chiffres 2017), 1.020 jours de répit par an à près de 80 familles.

 Pour quelles raisons cette ASBL a été créée ?

S’occuper d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer équivaut à lui prodiguer des soins et y être attentif quasi en permanence. Une étude menée en 2004 en Belgique a mis en avant le chiffre de 18 heures sur 24 ! Si cette étude dévoilait aussi que 52% des aidants souhaitaient s’accorder une pause, elle a souligné que dans les faits, ce break n’était pas facile à organiser, tant les soins demandés par le malade sont intensifs et spécifiques. Aujourd’hui, les aidants peuvent néanmoins s’accorder un répit salutaire en confiant leur proche malade à toute l’expertise d’une ‘baluchonneuse’. En effet, Baluchon Alzheimer met à la disposition de ces familles, une personne compétente et formée spécifiquement pour s’occuper du malade.

La baluchonneuse remplace ainsi ponctuellement l’aidant principal pour lui permettre de prendre du répit pendant une période déterminée. Cette aide à domicile, 24 heures sur 24, pendant 3 à 14 jours, évite au malade de devoir subir un changement d’environnement en l’absence de l’aidant principal. Ceci est particulièrement important lorsque l’on sait que la désorientation spatio-temporelle correspondant à un changement du milieu de vie (un placement en institution, par exemple) a tendance à aggraver les troubles cognitifs du malade…

 Comment se passe l’accompagnement des personnes âgées atteintes de cette maladie ?

Une personne compétente et formée – appelée le·a « baluchonneur·se » – apporte son « baluchon » et s’installe au domicile de la personne aidée pendant toute la période d’absence de l’aidant proche. Elle veille à sa sécurité, respecte ses habitudes de vie et prend entièrement en charge toutes les tâches liées au déroulement de la vie quotidienne en veillant à créer une atmosphère sereine et joyeuse. Parallèlement, elle observe les capacités cognitives de la personne atteinte, recherche des stratégies face aux situations difficiles décrites par l’aidant et qu’elle-même rencontre, les expérimente et rédige un journal d’accompagnement. Elle y consigne tout ceci ainsi que les trucs et astuces qui pourraient améliorer les relations entre l’aidant et son aidé pour son maintien à domicile. Nous avons des témoignages magnifiques tant de la part des familles que de nos baluchonneuses. « Je le savais en bonnes mains », « Pendant mon absence, mon père a bénéficié de la douceur, de la tendresse et de la patience des Baluchonneuses qui se sont occupées de lui et de la maison », « J’ai pu mettre à profit leurs expériences et adapter mes comportements »… Autant de petits messages qui nous confortent dans l’idée que notre mission est atteinte.

Comment se passe le recrutement des “baluchonneurs” ? 

Les baluchonneur·se·s sont sélectionné·e·s sur base de leur motivation et de leur savoir-faire (une connaissance ou expérience de la maladie ou de l’aide à domicile est souhaitée), mais surtout au regard de leurs qualités humaines : empathie, patience, bienveillance, … On ne s’improvise pas pour autant baluchonneur·se du jour au lendemain ! Avant de se lancer, il y a plusieurs étapes : s’informer sur le baluchonnage et éprouver le désir d’exercer ce métier, estimer avoir les qualités requises, rencontrer les responsables de l’association, suivre une petite formation, effectuer un éventuel stage et enfin faire son premier baluchonnage en étant encadré de près. Il convient alors de rédiger systématiquement un journal d’accompagnement et de participer à des journées de ressourcement. Nous accueillons avec enthousiasme les candidats plus jeunes : ceux et celles qui souhaitent rejoindre notre équipe peuvent envoyer leur CV et lettre de motivation à l’association via l’adresse e-mail info@baluchon-alzheimer.be Et rejoindre la page Facebook que nous lançons le 17 juin!

 Faut-il avoir un profil spécifique pour devenir “baluchonneur” ? 

Les profils sont multiples mais bien souvent, les aspirants baluchonneur·se·s sont des auxiliaires de vie, des aides à domicile ou aides-soignant·e·s, déjà en poste ou récemment à la retraite, souhaitant avoir un complément d’activité et mettre leurs compétences au service d’autrui, dans le cadre spécifique du service de répit à domicile.

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Comment se passe une journée ou semaine type au sein de l’association ?

 L’équipe d’encadrement (au nombre de 4) s’occupe notamment de tout ce qui fait tourner l’asbl : le recrutement des baluchonneur·se·s, la gestion de leur planning en fonction des demandes, le suivi des familles ainsi que tout ce qui permet d’assurer la pérennité de l’association : prendre contact avec les autorités et les sponsors privés, assurer la visibilité de l’association auprès du public touché par la maladie (les aidants proches ou leur entourage, le corps médical, …), etc.

 Quant à l’emploi du temps d’un·e baluchonneur·se, je laisse la parole à l’une d’entre elles:

 « On commence d’abord par une journée de transition : pendant 24h, je fais connaissance avec l’aidant proche et la personne aidée.  Cette journée est cruciale : elle nous permet de nous familiariser avec l’environnement, de créer une relation de confiance avec la personne aidée en compagnie de l’aidant proche et d’observer les multiples détails du quotidien pour assurer le baluchonnage dans les meilleures conditions. Je suis souvent un peu nerveuse avant de partir pour un baluchonnage dans une nouvelle famille. J’emporte avec moi le « dossier de données » (un document qui comprend tous les détails qui tissent le quotidien de la personne aidée ; il permet de respecter ses habitudes de vie le plus fidèlement possible) ainsi que la « liste des situations difficiles » (ce document recense les situations difficilement vécues au quotidien par l’aidant proche ; je m’en sers pour observer attentivement ce type de situations et faire des suggestions – c’est-à-dire des approches différentes ou stratégies à adopter – à l’aidant proche pendant la journée de transition et dans le journal d’accompagnement).

Une fois que l’aidant proche est parti, je prends son rôle pour toutes les activités du quotidien : j’aide la personne atteinte d’Alzheimer à faire sa toilette et à s’habiller, j’assure l’intendance, nous faisons éventuellement quelques courses (passer à la boulangerie ou à la boucherie par exemple), je lui tiens compagnie en veillant à faire les activités qui lui tiennent à cœur, en fonction de ses capacités (sortir le chien, faire une promenade, jouer aux cartes, regarder un album de famille, papoter, s’occuper du jardin, cuisiner, …). Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, ce qui est important c’est de respecter au maximum ses habitudes de vie pour qu’elle ne se sente pas déboussolée.

 Au terme d’un baluchonnage, je finis de rédiger le journal d’accompagnement qui sera communiqué à l’aidant proche. Ce journal constitue un outil d’accompagnement à plus long terme. Selon les cas, il arrive que je reste en contact avec l’aidant proche et que je devienne une personne ressource pour l’entourage ».

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes pour leur donner envie de s’occuper davantage de leurs ainés ?

 À notre époque, il y a un certain relâchement du lien intergénérationnel, on a un peu oublié à quel point nos ainés sont des réservoirs de savoir et de sagesse, même si ils sont touchées par la maladie (d’Alzheimer). Une personne âgée a vécu tellement de choses : elle a traversé plusieurs générations, établi bon nombre de relations, fait face à d’innombrables obstacles, a vécu la naissance de ses enfants, petits-enfants… Autant d’expériences que l’on n’a pas forcément (encore) vécues et dont on peut certainement se nourrir et s’inspirer. Sans devoir y consacrer des heures, on peut partager des petits moments privilégiés : écouter ensemble une chanson, regarder un match de foot, feuilleter un album photo et découvrir des anecdotes sur la famille, apprendre quelques points de tricot ou la recette de la « fameuse  tarte à la rhubarbe » de sa grand-mère… Autant d’occasions de passer un bon moment ensemble, transmettre un savoir et évoquer des souvenirs encore là, malgré la maladie.  Je ne peux qu’encourager les jeunes à envisager autrement les relations entre générations, celles qui permettent à chacun de « grandir jusqu’au bout »…

Brand Story: FullTv le média participatif 100% belge

Brand Story: FullTv le média participatif 100% belge

Thomas Parmentier est le fondateur de FullTv, un média participatif 100% belge pour ne pas dire 100% carolo. Cet entrepreneur a décidé de montrer aux publics une autre image de sa ville en montrant grâce au support de la webtv toutes les actions et les concepts innovants positifs de sa région. Découvrez dans cette interview exclusive le portrait d’un entrepreneur énergique qui met les autres en avant !

Photos : Thomas Parmentier – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous expliquer le concept de FullTV ?

Thomas Parmentier – FullTV est un média participatif qui pose un regard de renouveau et d’avenir sur toute une région : Charleroi. La webtv créée par les jeunes et pour tous, propose toute l’année, depuis 2007, de nombreux reportages sportifs, culturels et festifs via les réseaux sociaux (Facebook et Instagram) et via sa chaîne YouTube : fulltvwebtv.   J’insiste sur le fait que nous ne faisons pas de journalisme.  Notre objectif est de mettre en avant toutes les initiatives positives de la métropole. FullTV vient de fêter ses 10 ans d’existence.  Cela représente plus de 5000 reportages.  Nous travaillons souvent en partenariat, comme avec Tarmac (webtv de la RTBF) avec qui nous venons d’entamer une collaboration.  FullTV ne cesse d’évoluer et de nombreux projets sont encore à venir…

Pourquoi avez-vous choisi de créer cette plateforme digitale ?

Nous passions une soirée entre amis et nous avons entamé une discussion sur Charleroi.  Nous avons constaté qu’il n’y avait que des reportages négatifs sur la ville.  Les médias ne parlaient que de délinquance, d’insécurité, de violence.  Nous n’étions pas d’accord, car nous étions convaincus que Charleroi ne se résumait pas à cela.  Nous avons donc décidé de montrer aux gens qu’il y avait aussi plein d’initiatives positives.  La question était : « Comment faire passer ce message au public ? ».  Nous avons d’abord pensé à une webradio, mais vu notre accent carolo, ce n’était pas la meilleure solution.  Le blog ?  Oui, mais nous n’étions pas spécialement des écrivains en herbe.  Nous avons finalement opté pour la webtv.

Qu’avez-vous suivi comme cursus académique ?

Je suis diplômé en sciences de gestion et j’ai fait mes études à Warocqué.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

J’ai d’abord travaillé quelques mois dans le privé, mais je me suis très vite rendu compte que ça ne correspondait pas à mes valeurs, mes attentes et mes envies pour ma vie professionnelle.

Comment vivez-vous le fait d’être entrepreneur ?

Je ne suis pas entrepreneur au sens propre, mais j’aide les jeunes à entreprendre.  Je suis à présent président de For’J, une fédération de Maisons de Jeunes et organisation de jeunesse.  Je développe essentiellement des projets avec mon équipe.  Un récent est « Mon Projet Pour Charleroi ».  Il consiste à aller à la rencontre des jeunes carolos de 16 à 25 ans dans les établissements scolaires ou dans d’autres lieux afin de susciter leur expression et les accompagner dans la formulation et la réalisation de leurs idées pour leur ville.

L’intention n’est pas de récolter des souhaits utopiques, mais bien de concrétiser des projets réalisables. C’est un projet qui a été lancé il y a un an environ et une trentaine de projets sont déjà en cours ou aboutis.  Nous recevons chaque semaine des jeunes pour les aiguillers, nous mettons à leur service les compétences dont nous disposons dans nos structures et si nécessaire, les orientons vers d’autres services ou partenaires.

Comment se passe une journée ou une semaine type avec vous ?

Alors… on va dire qu’une semaine représente énormément d’échanges, de rencontres, de réunions.  Chaque journée est diversifiée, en fonction des projets entamés ou futurs. J’ai un agenda bien chargé. J’ai en dehors de ma fonction de nombreux engagements dans des Conseils d’administration, de participation au sein de Charleroi.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre activité ?

La diversité et la collaboration avec mon équipe et les partenaires.  Mon activité n’existerait pas sans eux. J’ai toujours besoin d’innover, de me mettre en projet !

Quels conseils donneriez-vous aux gens pour se lancer dans la création d’un business ?

C’est assez comique, car nous réalisons des vidéos sur les jeunes entrepreneurs carolos et c’est une des questions que nous leur posons.  Je pense qu’avant tout, il faut croire en son projet et y mettre du sien pour le mener à terme.  Il faut également bien s’entourer et trouver les personnes ressources pour le réaliser.  Quoi qu’il arrive, il ne faut jamais baisser les bras !

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Orientation: Lauriane de Make It Now, la plus makers slaheuz de Paris

Orientation: Lauriane de Make It Now, la plus makers slaheuz de Paris

Lauriane du blogzine “Makeitnow.fr” ou encore la fondatrice du mouvement des “Slaheuz” est une jeune parisienne dynamique et entrepreneuse à souhait ! Elle qui a créé un “webzine” version business/lifestyle à la touche très frenchie ! Lauriane réalise également des interviews avec des portraits de gens inspirants. Elle a accepté de jouer le jeu en m’accordant une interview pour le webzine de Mademoiselle Ergo.

Photo: Lauriane Eugene – tous droits réservés

En janvier dernier, lors d’un petit séjour parisien, je fais la connaissance de Lauriane autour d’un verre. J’ai découvert une nana pleine d’énergie et créative à 100% comme l’image qu’elle dégage de son site web et de ses réseaux sociaux. Pendant une grosse heure nous avons échangé des tips et do/don’t de nos activités de digital Girlboss ! Elle a accepté de répondre à mes questions et cette fois d’être l’arroseur arroser comme dit l’expression. Je vous laisse avec son interview exclusive et j’espère qu’elle vous plaira.

«MADEMOISELLE ERGO»Pouvez-vous nous décrire le concept “Make It Now” ? 

Lauriane Eugene – Make it now c’est un « blogzine » (un mix entre blog et magazine) qui a pour vocation de vous inspirer et vous donner quelques clés pour réaliser vos rêves. On y parle business, art, plan de carrière, tendances… On décrypte ensemble l’actualité digital et les faits de société et j’interviewe pour vous des personnalités inspirantes.

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Confidences du soir bonsoir ✨ Vous savez pourquoi j’ai choisi ce fond de logo ? Parce qu’il a tout ce que j’ M ! Il n’y a rien de plus apaisant que de regarder la mer et son horizon. Et puis la mer a toujours son lot de surprises. Elle a l’air lisse, mais en dessous il y a une véritable vie parallèle (demande à la petite sirène 🧜‍♀️). Alors Makeitnow c’est un peu ça : du beau, de l’inspiration, mais aussi de multiples secrets à découvrir. Tout ces mots pour vous dire que dimanche je vous propose de faire le grand plongeon ! Vous allez découvrir les fonds marins du blog : des créations, de belles histoires et du bien-être avant-tout 🧘‍♀️ Partant(e) ?? . . . . #adimanche #savethedate #event #paris #bonplan #yoga #brunch #workshop #diy #beauty #makeup #chill #food #healthy #deco #talk #meetup #inspiration #creativity #talent #entrepreneur #conference #makeitnow #blog #blogzine #lifestyle #blogger #happyday #party #makeitnowparty

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Ma devise : Fais ce que tu peux, mais fais-le !

Pour quelles raisons avez-vous créé cette plateforme ?

J’ai tout d’abord créé un blog qui me ressemble. Il comprenait tout ce que j’aimais le marketing, la décoration et l’art. C’était vraiment un espace privé bien qu’il était sur le web.

Puis, j’ai eu envie de raconter mes rencontres et de parler aussi de mon expérience d’entrepreneure.

Je me suis alors donnée un défi : rencontrer une nouvelle personne par semaine (le temps d’un café et d’une interview). La première série « J’ai rencontré » a vu le jour et la ligne éditoriale du blog s’est affinée.

Mon blog a évolué jusqu’à devenir, cet été, « Makeitnow.fr »

Quel est votre métier à côté de votre fonction de rédactrice pour Make It Now? 

Lorsque je ne publie pas sur le blog, je suis salariée pour une société d’informatique. Spécialiste en communication digital et en développement de business je travaille sur les projets numériques de divers clients.

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Quel est votre cursus académique en supérieur ? 

J’ai fait des études en Histoire de l’art, communication et médiation culturelle jusqu’au master (cinq années d’études après le baccalauréat).

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ? 

Je n’ai pas attendu la fin de mes études pour faire mes armes dans « le monde du travail ». J’ai travaillé pour une société d’animation d’anniversaires haut de gamme à partir de mes dix-huit ans. Puis, durant mes études, j’ai été assistante en galerie d’art.

Le diplôme en poche, je suis devenue agent d’artistes plasticiens. Etant entrepreneure, j’ai également commercialisé dans un même temps une box par abonnement et travaillé en freelance dans une startup de location d’appartements… avant d’être pour la première fois salariée en tant que stratégiste digital trois ans après être diplômée.

Pourquoi avoir créé dernièrement un groupe FB appelé “Le club des Slasheuses” et le futur « Slasheuz media » ? Comment l’idée a-t-elle germée en vous ?

 L’idée de créer une communauté autour de la notion de « Slash » a germé après avoir écrit un article sur le sujet. « ETES-VOUS UNE SLASHEUSE ? ». La réaction des lecteurs a été folle. Beaucoup de lectrices se sont reconnues, alors qu’elles se croyaient toutes seules à trouver leur épanouissement en multipliant les activités… tout comme moi. Du coup, pendant les vacances de noël j’ai recherché sur Facebook un groupe pour partager mon point de vue et mes astuces.

Je n’ai rien trouvé, alors j’ai créé le groupe « Le Club des Slasheuses ». Je pensais que l’on allait être 20 membres… En deux mois nous sommes plus de mille. Au vu de l’intérêt et l’implication des slasheuses, j’ai eu envie de créer un pure player qui leur sera dédié : www.slasheuz.com

Affaire à suivre … 😉

 Qu’est-ce qui vous plait le plus dans le fait de créer divers types de contenus pour votre site ?

La diversité des contenus réside dans le fait que je ne me censure pas. Je parle de tous les sujets qui me passionnent. Si l’article peut permettre de se surpasser, de se donner du courage pour concrétiser ses idées ou peut ouvrit à une discussion constructive, je publie.

Je pense qu’il faut être curieux de tout pour avancer. On trouve souvent des réponses et une motivation supplémentaire en découvrant de nouveaux univers.

Comment vivez-vous le fait de combiner un boulot temps plein et les autres activités liés à Make It Now ?

 J’ai toujours fait mille choses à la fois. C’est véritablement mon équilibre. Découvrir sans cesse de nouveaux domaines ou des nouvelles personnes me stimule et me passionne véritablement. En réalité, je n’ai pas l’impression d’en faire particulièrement beaucoup… Mais le tableau n’est pas toujours rose. Ça serait vous mentir que de vous dire le contraire. Ce n’est pas toujours facile de jongler entre différentes activités et de faire souvent deux journées en une.

Je me suis rendu compte qu’il faut savoir écouter son corps pour ne pas passer la ligne rouge. C’est toujours tentant d’en faire un maximum au détriment du sommeil, mais j’ai appris à faire de mon bien-être ma priorité… J’apprends aussi de plus en plus à déléguer. Ce n’est vraiment pas facile … mais être submergée n’est jamais bon.

Ma troisième clé, c’est d’accepter de ne pas être toujours au top. Faire descendre un peu la pression, savoir reconnaitre que l’on ne peut pas être la meilleure partout et tout le temps. Du coup, je travaille avec passion et lorsque c’est trop compliqué (la mort dans l’âme) j’appuie sur le frein.

Quels sont vos rêves et projets futurs? 

Je n’ai pas de rêve de girlboss… je souhaite avant tout continuer à faire ce que j’aime et être une véritable digital nomade pour travailler des quatre coins du monde.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ? 

Je leur dirais une seule chose : « C’est le bon moment ! »

 

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Orientation: « Le journalisme, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. » David Abiker

Orientation: « Le journalisme, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. » David Abiker

David Abiker est journaliste et chroniqueur radio chez Europe 1 & Canal +, il partage avec nous son parcours et sa vision du métier de journaliste. J’ai découvert ce journaliste lors de ses interviews vidéos sur la chaîne Youtube de Cadre Emplois. David Abiker a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo dans cet entretien exclusif : 

Photo: David Abiker – tous droits réservés

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire vos différentes fonctions en tant qu’ancien DRH, journaliste ? Avez-vous préféré une fonction par rapport à une autre ?

David Abiker – Je n’ai pas été DRH et journaliste en même temps. J’ai travaillé en entreprise de 1993 à 2007. C’est en 2007 que j’ai franchi le pas pour entrer à France Info et démarrer une nouvelle vie professionnelle de journaliste et chroniqueur. Ceci dit, pour préparer cette transition, j’ai cumulé la chronique d’Arrêt sur Images une fois par semaine (France 5, 2001-2007) avec mes jobs successifs, c’était une façon de commencer. Je raconte cette vie de DRH dans cette vidéo.

Quel est votre cursus académique en supérieur ?

Je suis diplômé de Sciences Po Paris en 1991 après un bac éco à Marseille et j’ai un DEA de Sciences Politiques. J’ai aussi fait mon service militaire, je le précise car c’est rare de nos jours… Si c’était à refaire, je crois que j’aurais rêvé de faire du théâtre et d’entrer à la Comédie Française et de m’y confondre avec les murs au bout de 50 années à jouer les classiques. Mais on ne peut pas tout recommencer.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

J’ai fait mon service militaire comme officier dans l’artillerie, plus précisément dans un bureau… Au retour du service militaire, j’ai fait un long stage dans une entreprise de communication où je n’ai pas été très efficace. S’en est suivi un peu de chômage puis un job de responsable pédagogique à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris où j’ai également enseigné comme « maitre de conférence ».

Je vous ai découvert dans les vidéos “On revient vers vous” sur Youtube. Comment et pourquoi est né ce projet ?

C’est une rencontre avec Sylvia Di Pasquale rédactrice en chef de Cadremploi puis Pierre Abruzzini, le réalisateur. L’idée élaborée avec Sylvia, je la tiens au tout départ d’une discussion avec mon père qui fut DRH lui même… Interviewer des gens connus sur le fait de recruter ou d’être recruté. Choisir, être choisi, c’est un sujet vieux comme le monde. Mais cette petit websérie m’a conduit à interviewer des politiques de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant pas Thierry Ardisson et Delphine Ernote ou Stéphane Richard et Clara Gaymard, bref 200 personnes en 5 ans. Comme les vidéos sont toujours sur internet, on m’en parle toujours. C’est une sorte de bestiaire du recrutement, toutes les méthodes, toutes les erreurs, bref, il y a à boire et à manger là-dedans.

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans l’écriture ?

On maîtrise à peu près ce que l’on dit sans que le propos soit parasité par l’image ou la voix. On peut aussi pratiquer la nuance et l’humour, ce qui est toujours compliqué dans les autres médias. Le grand nombre n’a pas le sens de l’humour. Il suffit de regarder Twitter, on croirait un asile de fous qui veulent sauver le monde ou diriger l’état. Sinon, j’ai écrit quelques livres, je crois que ce qui me plait dans l’écriture, la chronique, c’est de trouver l’idée qui me surprend moi-même. C’est rare, je ne vous le cache pas. Peut-être l’inspiration pour un livre reviendra-t-elle. J’ai en tête quelque chose sur l’adolescence de mes filles, une sorte de récit de guerre, qui s’appellerait 14-18, elles ont 14 et 18 ans et les voir grandir est une sorte de guerre, que je mène contre le temps et le désordre qu’elles sèment dans leur chambre, dans la cuisine, dans la salle de bain, dans toute la maison, un immense champs de ruines et de bataille sans cesses recommencée et que je perds, à chaque fois.

Quel regard avez-vous sur la société d’aujourd’hui avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux ?

Je trouve qu’on accorde à ces réseaux sociaux une importance démesurée. Imaginez que Facebook, Twitter et le reste cessent de fonctionner. Que se passerait-t-il ? Rien. Quelques personnes au chômage, moins de connexions sur nos portables, moins de selfies et on ferait sans. Si internet s’arrête c’est autre chose. Mais si on venait à supprimer les réseaux sociaux, je crois que l’amitié n’en pâtirait pas. Peut-être qu’il serait à nouveau plus chronophage d’avoir une relation sexuelle avec son prochain ou sa prochaine. Les sites de rencontre ont beaucoup accéléré le rythme de ces affaires-là. Par ailleurs, dans ma partir, les réseaux sociaux ont considérablement accéléré la cadence de l’info et abaissé son niveau d’exigence. Avant, on commentait les petites phrases au rythme d’une par semaine, aujourd’hui c’est toutes les heures. Ajouter là-dessus les chaines d’infos et vous cavalez toute la journée après des chimères. Ceci dit, j’aime bien instagram qui est pour moi un petit théâtre où je raconte des mensonges, des histoires un peu folles. Je m’y déguise parfois, bref, j’y joue la comédie, c’est un défouloir, mais ca n’égale pas une bonne promenade dans le parc de Versailles avec mon chien.

Comment se passe une journée ou semaine type avec David Abiker ?

Je travaille, je promène mon chien, je travaille, je promène mon chien, je déjeune, je cuisine, je travaille et je promène mon chien. Je dors. Je me lave aussi.

Photo : David Abiker et son chien – tous droits réservés

Cette année je cumule l’émission de fin de semaine “C’est arrivé cette semaine-C’est arrivé demain” sur Europe1 (9h-10h, entièrement gratuite pour les auditeurs) avec une interview culturelle chaque soir sur Canal Plus. C’est un rythme infernal auquel je compte mettre fin dès le mois de juin. Donc je bosse tout le temps. La seule façon de faire des pauses c’est d’aller me promener. Ma femme m’accompagne, le chien aussi. Mes filles plus du tout. Elles préfèrent la compagnie de leurs amis qui sont bien plus jeunes et plus stylés que leurs parents. Du moins c’est ce qu’elles pensent. A leur âge, j’étais pareil, rester avec mes parents était un moment horriblement ennuyeux.

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Qu’est-ce qui vous anime le plus dans toutes vos passions ?

Je n’ai aucune passion. Le mot passion n’est pas à utiliser à la légère. Les artistes ont une passion, les écrivains, les vrais en ont une. Je ne suis qu’un journaliste. Je crois que ce qui me plait encore dans ce métier c’est que je n’ai pas fini de l’apprendre. Après tout je ne l’exerce vraiment que depuis l’âge de 37 ans. J’aime l’idée d’un travail dont on voit rapidement le résultat, un texte, une interview ou une chronique. Et bien sûr la variété des sujets. Rien que la semaine dernière je suis passé des frappes en Syrie à une interview de Sting sans oublier ce savant italien qui a démontré que les plantes vertes ont une forme d’intelligence. C’est éclectique. Je fais 8 à 10 interview par semaines depuis 5 ans. Cela rend humble et curieux car j’interroge des gens immensément talentueux et intelligents contrairement à ce qui peut se raconter sur les réseaux sociaux hurleurs de la démocratie électronique dégénérée (j’ai bien cette dernière formule un peu réactionnaire).

Quels sont vos rêves ou projets futurs ?

Les vacances avant toute chose. Je ne suis pas français pour rien. Notre pays est une des premières destinations touristiques au monde, je crois que nous, salariés Français, devons en être digne en prenant tous les congés que la loi. Donc plus le temps passe, plus je soigne mes vacances avec professionnalisme. Je dois aussi avouer malgré un emploi du temps chargé cette année être de plus en plus paresseux. Les moments les plus heureux et les plus passionnant de cette année ont été des moments de solitude, des moments personnels, des ballades en montagnes avec mon chien en écoutant des livres audio, cuisiner pour ma fille cadette et ses copines qui viennent déjeuner le mardi ou aller au théâtre pour voir des comédiens talentueux et des mises en scène astucieuses. Il y a quelque chose qui me titille autour du travail manuel et du sens au travail. J’aime aussi poster des choses sur l’entreprise et le travail sur Linkedin où je commence à avoir beaucoup d’abonnés. Bref, j’espère travailler moins et mieux la saison prochaine. Peut-être aussi faire des choses en public, dans des salles, pas du one man show mais des interviews avec des gens et du public.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes qui souhaitent se lancer ?

C’est toujours le même conseil. Trouvez un client si vous voulez monter une boite. La start-up économie a éloigné la jeune génération de la notion de client. Beaucoup s’imaginent qu’on créée une start-up et que ce sont les investisseurs qui vont vous salarier… C’est une vision tronquée de la vie professionnelle. Quand j’ai commencé, mon premier boss (dans le privé, après l’IEP) me disait trouvez des clients et facturez vite.

Pour ce qui est du journalisme, je crois qu’il faut vraiment avoir la vocation, il ne faut pas s’y destiner sans passion ni envie. Il faut soit être certain d’avoir des choses à partager ou à faire comprendre, soit avoir une extrême curiosité du monde. Se trouver des modèles aussi, c’est bien d’admirer des gens, d’avoir des références. Avoir aussi des amis qu’on respecte et qui vous inspirent et vous encouragent. Je conseille aussi à ceux qui se destinent à ce genre de projets d’avoir 20 ans. Ca aide à ne pas trop réfléchir et à passer à l’action. Enfin, ne pas écrire drop de bêtise sur Internet, aujourd’hui les recruteurs ont la mémoire longue.

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