En plein cœur de la Place St-Job, un petit village perché dans la ville d’Uccle que se trouve le comptoir-traiteur “Farci”. Tiffany la gérante et fondatrice a accepté de rencontrer Mademoiselle Ergo. C’est au travers de cette interview que Tiffany partage avec vous, le concept de “Farci” et sa passion pour la cuisine.

Photos: Mademoiselle Ergo

«MADEMOISELLE ERGO» – Peux-tu nous décrire ton cursus en supérieur?

Tiffany de Farci – J’ai fait mes études en droit. Mes trois premières années à l’université Saint-Louis de Bruxelles et mon master dans une université du Sud de la France. Deux ans plus tard, j’ai fait un DES en management à l’ICHEC. Je suis donc diplômée en droit.

Peux-tu nous expliquer le concept de Farci?

Farci, c’est un comptoir de légumes farcis à emporter. Ces préparations sont bio, sans gluten, voir vegan et faites de manière artisanale. Il y’ a aussi une épicerie fine, où vous retrouverez: du thé, des jus bios, des bières, du vin, de la tapenade et des épices.

Photos: Mademoiselle Ergo

Pourquoi avoir décidé de lancer un comptoir-traiteur?

Je ne sais pas vraiment en fait, mais je pense que c’est quelque chose que j’ai voulu faire depuis longtemps. J’ai toujours été passionnée par l’univers du “food”, j’adore cuisiner et regarder des émissions culinaires. J’ai toujours aimé le secteur de l’horeca.

Quelles sont les démarches à suivre pour être entrepreneur dans le secteur du “Food”?

J’ai d’abord pris contact avec Atrium qui est une agence des commerces bruxellois. C’est eux qui m’ont fourni les contacts nécessaires pour m’aider dans ma démarche entrepreneuriale. Ils m’ont ensuite envoyée vers Village partenaire pour un coaching  sur les aspects financiers et dans la rédaction de mon business plan. Ils m’ont aussi envoyé vers des consultants “Food”. Ce sont des personnes qui peuvent aider pour les subsides. J’ai aussi mis mon projet sur la plateforme de crowdfunding: “Kiss Kiss Bank Bank” et grâce à monsieur et madame tout le monde que j’ai pu financer une partie du projet “Farci”. Je suis aussi allée voir l’administration communale concernant le permis d’urbanisme, le changement d’affection du bien, permis horeca. Il y’a beaucoup de démarches à suivre, il faut donc être très débrouillard et s’accrocher.

Comment vis-tu le fait d’être indépendante?

J’apprécie beaucoup le fait d’être indépendante, ce que j’aime, c’est le fait d’être, de jouir d’une grande flexibilité dans les horaires. Ce qui est moins rassurant, c’est le côté administratif avec le secrétariat social, gérer les factures, etc. Il faut savoir se gérer et être son propre patron avec tout ce que ça comporte de positif et de négatif.

Comment se passe une journée ou semaine type chez Farci?

Je débute ma journée à 8h, où je prépare les aliments avec ma matière première que sont les légumes. J’ouvre le comptoir “Farci” à 11h. Ensuite, il faut gérer les appels et les mails pour les commandes, gérer les clients qui viennent au comptoir et à l’épicerie. Les colis avec les préparations pour les envoyer en fonction des commandes du jour. Je m’occupe de la communication de “Farci” aussi via les réseaux sociaux, ce qui permet de faire de la pub pour le magasin. Je reçois aussi mes livraisons deux fois par semaine de la part d’Interbio.

Quels sont tes projets et rêves futurs?

Je souhaiterais développer le concept de Farci et peut-être pouvoir ouvrir d’autres comptoirs à l’étranger. Je voudrais aussi exploiter la marque farci au travers d’un Food Truck.

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes qui souhaitent se lancer?

Les conseils que je donnerais, c’est de préserver et d’arriver à garder un équilibre entre sa vie privée et professionnelle. Je dirais aussi d’arriver à ne pas se laisser envahir par des problèmes pratiques. Je pense aussi, qu’il faille avoir en priorité une personnalité d’un indépendant ou d’un entrepreneur pour la création d’une start-up, que d’avoir un entourage ou de l’argent.