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Brand Story: L’e-shop des histoires de marques avec Story to Line

Story to Line l’e-shop qui allie les histoires de mode et des créateurs de talents. Derrière cet e-shop belge se cache une vraie Girlboss. Celle qui se fait appeler “Millie” c’est Marie-Amélie Rolin Jacquemyns fondatrice, passionnée de mode et d’histoires depuis son plus jeune âge. Elle a accepté de répondre aux questions de Mademoiselle Ergo lors d’une entrevue exceptionnelle qui se transforme en portrait inspirant et solaire.

«MADEMOISELLE ERGO» – Pouvez-vous nous décrire le concept de Story to Line ?

Marie-Amelie Rolin Jacquemyns (Millie) – Story to Line rassemble une sélection de produits haut de gamme créés par de jeunes créateurs belges sur un e-shop. Cette plateforme n’a pas seulement pour but de vendre un produit ou une matière, mais bien de le remplir d’émotions et d’histoires ! Je constate que le consommateur accorde plus d’importance à un achat pour lequel il y’a eu un vrai coup de cœur avec une histoire dernière propre à l’univers de la marque. À la différence d’un achat dans les grandes enseignes de Massmarket, où le consommateur peut aussi avoir un coup de cœur, mais ce dernier ne sera pas identique puisqu’en réalité, ça reste un bout de tissu ou un accessoire produit en grande quantité pour le plus grand nombre.

Comment êtes-vous venue à l’idée de créer cet e-shop?

J’ai déjà une grande sensibilité pour les histoires. J’aime bien en raconter moi-même déjà depuis petite, les romanciers, les enjoliver, entendre les histoires des autres me touche aussi. Par exemple, je suis d’abord tombée amoureuse des photos de mon mari (NDLR: Il est photographe autour du monde) avant de tomber amoureuse de lui ! Mon mari avait fait toute une série de photos portraits. J’ai adoré ses portraits, car je pouvais m’imaginer des histoires sur base d’une photo.

La première fois où j’ai fait le lien entre les histoires et la mode, c’était quand je sortais de mes études de communication. Après quelques entretiens d’embauches, je me suis rendue compte que rien ne me plaisait vraiment. L’été de mes 21 ans, je suis rentrée dans la boutique Lancel à Knokke-le-Zout. J’étais habillée en short avec des tongs donc à priori je n’avais rien d’une cliente potentielle quand soudain une vendeuse s’approche de moi. Cette dernière enfile un gant blanc pour me présenter le sac “Brigitte Bardot” et son histoire. Ce moment a été incroyable. Cette vendeuse m’a expliqué que ce sac n’était pas juste un morceau de cuir où on s’est dit: on va mettre une anse comme cela et c’est joli. Non tout était pensé avec l’anse du sac qui fait référence à la guitare de BB, les floches se sont ses tresses, l’intérieur en vichy avec les noms des villes de France qu’elle préfère. Je suis sortie de cette boutique et j’ai été boire un café. C’est à ce moment-là que je me suis dit je veux travailler dans un domaine comme la mode qui raconte des histoires !

Sac “BB” de Lancel

Pourquoi avoir choisi de créer cet e-shop ?

J’ai créé Story To Line pendant mon voyage de noces en novembre 2016. Je travaillais pour le MAD et mes collègues m’avaient demandé de lire le business plan d’une des créatrices pour un autre projet sur lequel j’allais travailler à mon retour. J’ai lu ce business plan en 1H. J’ai regardé mon mari et je lui dis: on va faire quelque chose, il se passe quelque chose. J’ai retourné ce business plan et j’ai fait le mien pour Story to Line et en rentrant en Belgique, j’ai travaillé dessus.

Quel est votre cursus académique ?

J’ai fait 5 ans en communication à UCL. En sortant de ma rhéto, je n’étais pas spécialement bonne en math et je n’avais pas vraiment une passion. Je me suis dit: “suivre un cursus en communication pouvait déboucher plus ou moins partout” sauf qu’on déchante vite. J’ai vécu 6 ans en France auparavant et mon néerlandais n’était pas bon! Il faut le néerlandais pour pouvoir percer dans une agence donc c’est là que j’ai débuté chez Vuitton. Je me souviens, la RH m’avait dit ok tu as peut-être un master, mais tu vas apprendre le métier en bas de l’échelle ! J’ai repris par la suite des cours du soir à l’ICHEC en management  pendant 1 an.

Qu’avez-vous fait à la sortie de vos études ?

Ensuite, je suis devenue le bras droit de la fondatrice d’une boutique franchisée d’une marque belge de prêt-à-porter haut de gamme. C’est aussi une marque chargée d’histoire avec un accent prononcé pour les femmes entrepreneures. Parallèlement à mon poste, j’avais envie d’apporter ma pâte et je suis rentrée bénévolement au MAD (l’institution qui aide  les jeunes créateurs/designers belges). J’ai rencontré les artistes, les créateurs qui m’ont inspirée. À partir de ce moment-là, tous les petits sous que j’ai pu économiser, j’ai préféré acheter 2 ou 3 belles pièces par an (NDLR: Pièces créées par les créateurs) plutôt que de faire du shopping. Cette sensation-là, d’avoir pu acheter quelque chose d’unique que tout le monde n’a pas et de savoir que j’ai économisé, attendu pour l’avoir. Cette sensation-là est devenue addictive.

Comment vivez-vous le fait de cumuler le statut d’employé et le statut d’indépendante complémentaire?

Avec le statut d’indépendante complémentaire en Belgique, on ne peut pas dépasser les 5000€ net/an de bénéfice. Peu importe le business qu’on lance au début, il ne faut pas s’attendre à en vivre surtout si tu veux te payer un salaire. C’est une très bonne option pour démarrer et je trouve ça très excitant. Je suis de nature un peu tête brûlée et je ne suis pas quelqu’un au tempérament angoissé, mais j’ai découvert les angoisses nocturnes, les nuits blanches par l’excitation des idées dans le cerveau. Beaucoup de fatigue aussi, mais je compare la création à l’aboutissement de mon projet “Story to Line” à une grossesse et à un accouchement. Cela peut sembler bizarre de la part de quelqu’un qui n’a pas encore eu d’enfant, mais c’était +9 mois de préparation intense ! Plus les mois avancent et plus tu vois que ton projet avance. Lorsque j’ai ouvert mon projet aux réseaux sociaux en juillet, ça été très stressant pour moi. C’était à ce moment-là que j’allais découvrir les premiers retours et avis du public. Une semaine avant le lancement,  j’ai travaillé avec l’aide de mon mari tous les soirs jusqu’à 4h30 du mat, mais nous devions nous lever à 7H pour assumer notre job d’employé.  Je dirais que le luxe d’être employé: c’est qu’après ta journée de boulot, tu peux penser à autre chose qu’au boulot. Tandis que quand c’est ton projet, tu l’aimes un peu plus donc tu vas y réfléchir un peu plus. Mais ça ne rien avoir avec le fait qu’on accorde plus d’importance à son activité d’employé ou d’indépendante, c’est l’implication qui est différente.

Comment se passe une journée ou une semaine type avec vous?

Le lundi je démarre ma semaine en consultant mon agenda avec mes rendez-vous qui sont bookés 3 semaines à l’avance. Les matins de 08h30 à 10H selon le jour de la semaine, je vais prendre des petits déjeuners avec mes créateurs ou je vais au MAD. Sinon cette tranche horaire peut servir aussi pour Story to Line. À partir de 10h, je démarre ma journée à mon boulot jusqu’à 18h30. À la fin de ma journée, je peux avoir un rendez-vous chez un autre créateur ou je travaille avec mon mari. J’aime bien terminer ma journée par un bon bain avec un peu de lecture. Avec mon mari, nous avons notre petit rituel avant de dormir, on regarde une petite série ensemble, c’est notre façon de déconnecter.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent se lancer ?

Je conseille aux jeunes de foncer parce que même si le projet n’aboutit pas. C’est avant tout, une belle démarche pour apprendre à se connaître. Cela permet aussi de découvrir ses faiblesses ou ses forces. Je leur conseille aussi de ne pas aller trop vite, de prendre le temps nécessaire, les fonds nécessaires et d’avoir un bon business plan. Faite les choses bien, dans le calme, la sérénité et qu’ils n’aient pas peur que ce qu’ils font échoue, car ils pourront faire d’autres choses après. Chaque expérience est un tremplin vers autre chose finalement! Enfin je dirais de ne pas croire qu’on peut faire les choses tout seul(e), car un cerveau seul ne va pas très loin, mais avec les autres on va toujours plus loin !

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