⚠ Cette interview date du 04 août 2016 et l’entreprise citée n’est plus active aujourd’hui.

Benjago est une plateforme online qui permet de mettre en relation des candidats au passage de l’examen pratique du permis de conduire avec des moniteurs brevetés indépendants. Benjago fournit la même qualité de service que les auto-écoles classiques. Mademoiselle Ergo a rencontré Ayoub Assabban, co-fondateur de Benjago lors d’une interview exclusive pour lui poser des questions sur ses études et sa vision de management de la start-up.

«MADEMOISELLE ERGO» – Peux-tu nous décrire le concept de Benjago?

Ayoub Assabban – Benjago est une plateforme online qui permet de mettre en relations des personnes qui souhaitent apprendre à conduire avec des moniteurs brevetés à prix réduit. Benjago fournit donc la même qualité de service que les auto-écoles classiques. La plateforme propose deux solutions aux élèves: soit d’apprendre avec leurs véhicules et le moniteur breveté (25€/h) d’apprendre avec un véhicule double commande et le moniteur (35€/h). Il possible d’opter pour la formule des 20h et donc diminuer ses frais de 300 à 400 euros par rapport aux prix normal. Le but de Benjago est de rendre le permis accessible à tous sans se ruiner.

Pourquoi avoir créé Benjago?

J’ai eu le déclic grâce à ma sœur pour qui ma famille a dû dépenser des sommes astronomiques en auto-école pour qu’elle puisse passer son permis. Hors que pour ma part, j’ai passé mon permis en filière libre et j’avais plus de facilité qu’elle dans la conduite. J’ai aussi pensé aux personnes qui n’ont peut-être pas la chance d’avoir un proche pour leur apprendre en filière libre. Le système de filière libre permet d’apprendre à conduire sans payer trop frais tandis que les cours en auto-école coutent cher!

 Peux-tu nous décrire ton cursus en supérieur?

J’ai fait mes études à Université Libre de Bruxelles (ULB) à la faculté de Solvay en ingénieur de gestion pendant 5 ans et finalité management – entreprenariat. Lors de mes études, je suis parti faire mon Erasmus en Angleterre. A la fin de mon Eramus, j’ai postulé auprès d’entreprises pour un stage mais c’était déjà trop tard dans l’année et Je n’ai reçu que des réponses de refus. J’ai donc pris ce temps libre pour lancer ma start-up avec Benjago. Le jour, où j’ai débuté le site et la page Facebook de Benjago, c’était un vendredi et on m’a appelé pour débuter un stage le lundi suivant. J’ai commencé mon stage chez Alcogroup, une société spécialisée dans la production et trading d’éthanol. Je suis très reconnaissant vis-à-vis de messupérieurs et très particulièrement Constantin Meeus de m’avoir soutenu durant mon stage à point que je pouvais prendre des pauses pour me consacrer à Benjago.

Qu’est-qui te plait dans le fait d’être entrepreneur?

Ce que j’aime bien, c’est le fait de croire à un projet et de se donner à fond pour le voir concrétiser et c’est un challenge quotidien car tous les jours tu te remets en question. De faire face au “tsunami” de commentaires positifs ou négatifs à gérer sur les réseaux sociaux par exemple. Par contre, je suis moins à l’aise avec le côté administratif comme la gestion des factures, la déclaration de TVA, etc que je laisse entre les mains de mon comptable.

Comment se passe une journée ou une semaine type avec toi?

Je me dirige vers le bureau à 7h45 et là, ma journée de travail commence avec la lecture de mes emails. Je fais ensuite, l’état des lieux par rapport à mon agenda: les rendez-vous, prévenir et rappeler les élèves de leurs cours. Je réponds aux commentaires et messages sur les réseaux sociaux de Benjago. Puis, je m’occupe de la gestion financière de la start-up en vérifiant et anticipant les différents coûts. Je passe aussi une bonne partie de ma journée au téléphone avec les moniteurs concernant les retards, les problèmes, le booking des cours etc. Vers 13h, je prends ma pause déjeunée. Puis, je m’occupe de la rédaction des articles sur Medium. Je réfléchis beaucoup et me pose des questions stratégiques pour améliorer toutes les fonctionnalités de Benjago. Je réalise des réunions avec mon équipe et les stagiaires par rapport aux objectifs. Avec mes associés, nous mettons à jour le site et analysons les aspects juridiques de notre activité avec Benjago. Entre 20-22h, je prends le temps de diner avec mes amis ou mes proches. Puis, je retourne quelques fois au bureau  jusqu’à 2h du matin, car je suis très créatif la nuit.

Comment vois-tu Benjago dans 5 ans?

Mes associés (ndlr: Amaury Stievenard et Robert Vanden Eynde) et  moi-même avons comme idéal que Benjago devienne la plateforme incontournable dans l’apprentissage de la conduite au niveau pratique et dans l’apprentissage du code théorique. Mais la réalité veut qu’il faille se remettre en question tout le temps. Avoir une pensée à long terme, mais des actions à court terme. Avoir une start-up demande de penser au jour le jour.

Quels sont tes projets et rêves futurs?

De continuer à lancer des projets qui ont un sens et un impact dans la vie des gens. Deux choses: soit Benjago se plante et je me lancerais dans un autre projet. Soit Benjago continue de prospérer, ce que j’espère, et je continuerai ce projet.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui souhaitent se lancer en tant qu’entrepreneur?

Mon conseil: c’est de bien s’entourer, c’est-à-dire bien choisir son équipe et avec qui vous voulez travailler. Avoir un team complémentaire, mais avec la même vision. Aussi, il est possible de trouver de l’aide auprès d’organisme (Beci, Impulse) pour lancer sa start-up, mais le plus important est de vous accrocher, car ce n’est pas facile.

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